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Blog des élèves de cinéma du lycée Baudelaire de Cran-Gevrier


La prochaine fois je viserai le cœur

Publié par les élèves du lycée Baudelaire sur 25 Novembre 2014, 20:11pm

Et si le gendarme était aussi le meurtrier! La prochaine fois je viserai le cœur est tiré d'un fait divers où le représentant des forces de l'ordre et le criminel sont une seule et même personne.

Dans l’Essonne des années 70, un tueur en série sévie prend pour cibles des femmes au hasard. Le plus important ne réside pas dans les meurtres, mais dans l'enquête : comment les gendarmes vont-ils retrouver le tueur qui se cache dans leurs rangs et qu'ils ne soupçonnent même pas?

D'ailleurs, à l'époque, qui suspecterait un homme de loi? La scène du portrait robot nous le montre bien. Lorsque le meurtrier (nommé Frank et interprèté pas Guillaume Canet) montre le portrait robot qui lui ressemble énormement, ça ne vient à l'idée de personne de dire que c'est Frank. Ce qui nous montre bien l'image que les gens avaient des représentants de la loi. Dans leur tête, l'uniforme était symbole de sécurité et celui qui le portait était un homme droit.

Le film dresse aussi un portrait de la société des 70's : une société machiste, raciste et homophobe.

Pour ce qui est du personnage principal, il est antipathique, froid, parfois violent ( en dehors des meurtres) mais aussi très peu émotif. Mais surtout, il est fou. Il souffre d'hallucinations et d'une peur inexpliquée des vers de terre. C'est un étrange type de psychopathe. On s'en rend compte lorsqu'il tue la première autostoppeuse. Ce n'était pas son coup d'essai, il avait prévu de la tuer mais, au moment de passer à l'acte, il a agi comme si il ne voulait pas le faire mais qu'il y était obligé. Autre fait étrange, après chaque meurtre, il se torture physiquement comme si l'humanité qui lui restait le punissait. Une autre explication possible est donnée dans la deuxième lettre qu'il envoie au commissariat. Il y décrit l'Homme de manière très pejorative et montre le dégoût qu'il a pour eux. Mais il c'est aussi lui qu'il décrit. On peut donc en conclure qu'il se dégoûte.
Mais le réalisateur (Cédric Anger) a quand même réussi à faire en sorte qu'on ait pitié de Frank lorsqu'il se fait avoir.

Pour parler de la musique, elle est peu présente mais bien placée et assez oppressante.

Un très bon film à voir pour les amateurs de polars et autres mais déconseillé aux fans de films d'actions.

Kevin Dallas

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