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Blog des élèves de cinéma du lycée Baudelaire de Cran-Gevrier


Magic in the moonlight

Publié par les élèves du lycée Baudelaire sur 27 Novembre 2014, 08:32am

Magic in the moonlight est un film de Woody Allen.

Le film se passe dans les années 1920. Un magicien et illusionniste de Londres, Stanley Crawford, aussi appelé par son nom de scène We Ling Soo, est extrêmement perfectionniste et déteste par-dessus tous les magnétiseurs et autres; des charlatans selon lui. Un de ses amis illusionnistes, Howard Burckan, voudrait qu’il vienne avec lui sur la Côte d’azur pour démasquer une médium qui pourrait peut-être arnaquer une riche famille, les Catledge, qu’elle a séduit. Il s’avère que Stanley est fort impressionné par les capacités surnaturelles de la médium nommée Sophie Baker. Tout au long du film, Stanley va essayer d’admettre qu’elle a de réel pouvoir. Même si, au fond, il y croit toujours à moitié. Il s’ensuit une histoire d’amour complexe entre les deux personnages.

Le film est plutôt agréable à regarder. Il se prête très bien au genre romantique par le choix de l’époque: les années 1920 qui ont un côté très élégant et séduisant par le style vestimentaire, très dynamique par la musique jazz qui rythme la vie, et fleur bleue par les histoires très «je t’aime moi non plus». L'époque a été aussi choisie parce qu’elle se prête au thème de la magie. En effet, dans les années folles, les sciences occultes fascinaient la population beaucoup plus qu’aujourd’hui.

L’histoire amoureuse dans ce film reste néanmoins trop compliquée à comprendre, du fait qu’elle n’est pas très logique. On ne sait pas vraiment quand ils tombent amoureux. De plus, on a l’impression que Stanley aime d’avantage Sophie pour ses compétences surnaturelles plutôt que pour ce qu’elle est vraiment. En revanche, pour Sophie, c’est plus clair : on pourrait dire qu’elle commence à lui trouver un petit quelque chose dès le départ, ce qui remet en question son amour pour un des héritiers de la famille Catley. Malgré tout, on pourrait dire que la complexité des sentiments de Stanley sont explicables: Il est très snob, sarcastique, pessimisme et tellement psychorigide qu’il n’est pas capable d’admettre parfois qu’il a tort. Il cache ses sentiments derrière ce masque antipathique qu’il se donne. D’ailleurs, une fois que Stanley finit par croire en la magie de Sophie, il dit qu’il se sent beaucoup plus apaisé, heureux et surtout, il voit les choses différemment, tout devient selon lui beaucoup plus beau. Même si Sophie n’a donc pas complètement convaincu Stanley sur ses Miracles, elle a réussi à lui changer la vie en le rendant plus heureux qu’avant, en lui montrant qu’on ne peut pas tout expliquer et que ce qui fait la beauté d’une chose est justement son côté mystérieux et presque magique.

On retrouve dans le film le thème du spectacle. Dès la première scène, nous sommes plongés dans un point de vue d’un spectateur qui regarde le tour de We Ling Soo (Stanley) dans un théâtre de Berlin, au lieu de filmer comme cela se fait habituellement le spectacle de près. L’avantage est que l’on reste dans la majorité du film un spectateur avec un point de vue objectif. Nous ne sommes ni pour Stanley qui refuse de croire au miracle de Sophie, ni pour cette dernière, car nous restons un petit peu sceptique sur la fiabilité de sa magie. On pourrait être certain de ses miracles à la scène de la bougie qui flotte dans les airs (même si ce n’était en réalité qu'un subterfuge), mais on se doute de quelque chose lors d’une séance de spiritisme : quand une femme, ayant perdu son mari, demande à l’esprit de son défunt mari plusieurs fois s’il a toujours été fidèle, celui-ci insiste en tapant une fois, c’est-à-dire en disant oui. Cette scène est plutôt comique car on doute de la crédibilité de cet «esprit». On doute encore plus car la femme veuve est caricaturée dans son portrait de grande naïve et fervente des esprits.

Le film a pour but de nous montrer que, peu importe si Sophie ment ou pas sur ses «pouvoirs», peu importe les illusions qui nous bercent, si elles ne font du mal à personne et qu’elles nous font du bien, pourquoi devrait-on s’en priver?

Gonnachon Xavier

Magic in the moonlight

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