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Blog des élèves de cinéma du lycée Baudelaire de Cran-Gevrier


THE WALK - The sky is not the limit -

Publié par Juliette Suchel sur 29 Octobre 2015, 15:42pm

Le nom de Robert Zemeckis, auteur de Retour vers le futur ou encore Forest Gump, revient dans les salles ce 28 Octobre 2015 en France (2 Octobre aux Etats-Unis) avec The Walk. Le réalisateur déjà récompensé de 6 oscars décide cette fois-ci de se pencher sur une personne bien particulière, mais bien réelle. Le 7 Août 1974, un dénommé Philippe Petit entreprend une traversée sur un fil entre les Tours Jumelles à New York. C'est l'histoire de ce funambule français et de son projet évidemment illégal dont va nous parler l'américain à travers 2h03 d'images et de sons. Ce film biographique a été réalisé à partir de l'autobiographie de Philippe Petit To Reach the Clouds.

Pour recréer cet exploit, Robert Zemeckis a choisi Joseph Gordon-Levitt pour interpréter Philippe Petit et Charlotte Le Bon, une française chargée de mettre en forme le personnage de Annie Allix, une des complices clés de l'artiste. Les deux protagonistes rendent le film vivant grâce à leur présence à l'image : les acteurs ont tout deux un charisme bien particulier qui attire le regard du spectateur. Mais il y a aussi certains acteurs secondaires comme Ben kinglsey (Papa Rudy), Benedict Samuel (Jean-Louis Blondeau), ou encore César Domboy (Jean-François Heckel) qui développent une forte énergie, entraînant une démarcation entre chaque personnage et un certain attachement pour ceux-ci qui jouent le rôle des autres "associés" de Petit. Il n'y a pas de surplus dans le jeu, les caractéristiques des personnages sont bien définies. Malheureusement, Joseph Gordon-Levitt a du adopter une certaine folie dans la voix et le corps, lorsqu'on le voit raconter l'histoire en direct à plusieurs reprises, qui ne semble pas très naturelle.

En ce qui concerne l'image, on découvre, grâce au point visuel du protagoniste lorsqu'il marche sur son câble, des vues assez grandioses donc très bien représentées. On remarque que le réalisateur a voulu jouer avec la profondeur, le vide et la hauteur des bâtiments, ce qui est intéressant et à la fois impressionnant en 3D. Le résultat du 3D est ainsi justifié positivement par un journaliste du Entertainment Weekly qui mentionne le vomissement de certains spectateurs ayant le vertige. Mais, d'après le réalisateur, cet effet d'anxiété et de vertige était visé, peut-être pas jusqu'à l'extrême, mais au moins un de ses buts a été atteint.

Ensuite, les décors relativement simples représentant les années 70 resituent le spectateur dans l’époque et bien sûr le succès américain des Tours du World Trade Center.

C'est avec la BO de Alan Silvestri que cette ambiance de sérénité que ressent Philippe Petit lors de sa traversée est distribuée dans la salle, malgré les images de vide qui pourrait faire remonter les crispations du public. Ainsi, l'intégration du spectateur dans le film et le rapport entre le visionneur et le visionné est plus ou moins réussi, car malgré cette musique simple, douce et touchante, une pointe d'humour est perçue tout au long du film dans les dialogues et la voix-off et perturbe donc cette entrée dans une histoire si belle et intrigante.

En outre, sachant que les Tours Jumelles ont été détruites le 11 Septembre 2001, le sentiment de Philippe Petit sur ces attentats aurait trouvé une place très appropriée à la fin. Cela aurait pu ajouter une pointe de forte émotion que l'on attend tout au long du film. Mais peut-être que la mention de cet événement aurait faussé l'air extraverti du personnage. En conclusion, l'attente d'une sensibilité a été dépassée par une surprenante folie émanant de Philippe Petit.

En définitive, le film a plutôt été bien reçu. Les critiques de la presse sont d'une moyenne de 3,4/5 (pour 26 critiques). C'est un film à aller voir. L'intrigue, réussie pour une histoire vraie surtout lorsque l'on sait le funambule toujours en vie, s'étend du début jusqu'à la fin. A voir en famille, avec des amis ou seul, vous ne devriez pas vous ennuyer.

Juliette Suchel

Joseph Gordon-Levitt et Philippe Petit (66 ans) au New York Film Festival

Joseph Gordon-Levitt et Philippe Petit (66 ans) au New York Film Festival

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