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Blog des élèves de cinéma du lycée Baudelaire de Cran-Gevrier


Méas, une enfance sous les Khmers rouges

Publié par les élèves du lycée Baudelaire sur 15 Novembre 2015, 20:26pm

Méas, une enfance sous les Khmers rouges

Méas, une enfance sous les Khmer rouge, qui est un documentaire de 52min réalisé Anne Devouassoux et Méas Pech-Métral, a été diffusé dans le cadre des rencontres des films des Résistances à la Turbine. En avril 2011, Méas (qui a déjà écrit 3 livres sur son enfance au Cambodge) part sur les traces de son passé avec Anne, son amie et coréalisatrice.

Méas étant une personne très positive, il est difficile d’imaginer l’enfance qu’elle a pu avoir, et comment elle a pu survivre à ce génocide. Elle a été séparée de sa famille à 9 ans pour travailler dans les rizières avec des tas d’autres enfants menacés par les armes des soldats, ses yeux d’enfant ont vu des meurtres, elle a connu la faim, la peur. A 13 ans, sa mère la récupère et l’emmène avec sa sœur pendant 9 mois à travers la jungle, pour fuir le Cambodge. Elle parvient alors en Thaïlande et connaît les camps de réfugié de médecin sans frontière. Elle y découvre de l’amour et l’humanité. Après 3 camps de réfugiés, elle arrive en France en tant que réfugiée politique.

Au fil du documentaire, Méas retourne sur les lieux des camps de travail, où la vie a continué, et explique à Anne ce qui s’y passait, le temple où on tuait les enfants. Elle rencontre ses cousines qui sont restées au Cambodge tandis que Méas, elle, est partie en France. Elle retrouve une fille et son père, handicapés par une explosion de mines et leur offre l’argent que des collégiens ont récolté pour eux. Elle revoit aussi l’équipe française de médecin sans frontière qui l’a accueillie en Thaïlande dans un moment très émouvant, où la générosité et la bonté de certains hommes contraste avec l’effroi du génocide Khmer rouge.

Au court du film, des images d’archives, des images de la vie de Méas à Annecy et de son voyage au Cambodge et même la voix de Méas lisant ses livres se mêlent, non pas pour dire la Vérité, mais des vérités comme le dit Méas. Ce film nous offre un témoignage poignant, sans dramatisation, sur une histoire dont on entend finalement peu parler. Méas a lutté pour pouvoir vivre, et sur ce contexte historique morbide, on peut voir se dessiner une bonté et une force de vivre humaine.

Bertille Chapron

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