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Blog des élèves de cinéma du lycée Baudelaire de Cran-Gevrier


Café Society

Publié par les élèves du lycée Baudelaire sur 26 Mai 2016, 23:58pm

Café Society

Café society est un film réalisé par Woody Allen en 2016.

L’histoire se déroule entre New York et Hollywood.

Coincé entre des parents conflictuels, un frère gangster et la bijouterie familiale, Bobby Dorfman a le sentiment d'étouffer! Il décide donc de tenter sa chance à Hollywood où son oncle Phil, puissant agent de stars, accepte de l'engager comme coursier. À Hollywood, Bobby ne tarde pas à tomber amoureux, une histoire d’amour impossible va naître.

Café society a été dans un premier temps un film révolutionnaire pour Woody Allen. En effet, celui-ci est son premier long-métrage filmé en numérique. De ce fait, l’aspect imparfait et vintage (mais si charment) de l’argentine donne naissance un à un Woody Allen plus moderne. Cette apparence « parfaite » de l’image convient à l’ambiance.

Effectivement, cet esthétisme correspond à cette atmosphère de stars hollywoodiennes et de paillettes, où les coiffures, les robes et les smokings n’avaient pas un fil (ou cheveux) qui dépassait. Le numérique reflète donc parfaitement l’aspect superficiel de cet univers.

Ce qu'il en est des personnages… Ils manquent tout deux de charisme et de piment. Dans un premier temps, Kristen Stewart et Jesse Eisenberg (ayant souvent joué ensemble: American Ultra, Adventureland) ne semblent pas se détacher des rôles qu’ils ont toujours eu… Kristen apparaît comme une fille blasée et rebelle sur les bords, alors que Jesse est un jeune homme hyperactif qui déborde de maladresses. Nous nous sommes donc déjà attachés à ce couple plutôt singulier, de ce fait cela donne l’illusion qu’ils se sont juste transportés dans un Woddy Allen, sans véritable enjeu de prouver leur talent d’acteurs, mais seulement pour montrer qu’ils peuvent apparaitre dans un film de ce grand réalisateur.

Les dialogues manquent de dynamisme. Nous avons eu l’habitude des Woody où les disputes et les débats étaient presque des apologues envoutant par leur philosophie et leur ardeur (Minuit à Paris, Annie Hall, l’Homme irrationnel…). Heureusement qu’il n’a point perdu son sens de l’humour pour redonner du punch à tout cela.

Nous pouvons tout de même sortir de la salle avec quelques citations appréciables.

La magie de ce Woody s’est donc perçue sur le plan esthétique… Le filtre un peu orangé, pastel, donnait cet aspect de fable imaginaire. Car c'est tout de même une jolie histoire d’amour qui nous questionne sur nos choix et la rapidité du déroulement de la vie. Les costumes, les lieux sont magnifiques, ils montrent bien qu’il existe un réel décalage entre les années 20, les stars ou les snobs, et la réalité.

Les plans sont éclatants. D’ailleurs, il a beaucoup joué avec la lumière. Les plans où apparait Kristen et son air angélique est accentué par une lumière pure et douce.

Pour conclure, ce film m’a frustrée. Non pas parce que je m’attendais à une meilleure réalisation de sa part ( car la bande annonce n’était pas enchantante ), mais par ce qu’il a voulu susciter chez le spectateur. Pour ma part, il m’a évoqué que le temps passe beaucoup trop vite, qu’il faut faire les bons choix quand l’occasion se présente, sinon cela pourrait avoir un impact sur notre vie entière, pleine de remords et de « si j’avais fait ainsi… De toute manière trop tard… C’est fait, c’est fait ». Non ! Nous pouvons encore changer les choses si nous nous donnons les moyens.

Ce film est donc à voir, pour un petit moment de divertissement, un dimanche, quand il pleut…

Manon Bical

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