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Blog des élèves de cinéma du lycée Baudelaire de Cran-Gevrier


Sully

Publié par les élèves du lycée Baudelaire sur 19 Décembre 2016, 15:35pm

Catégories : #Drame, #Biopic

Sully

A 86 ans, Clint Eastwood continue de nous surprendre ! Long-métrage américain d’1h36, Sully est sorti en salles en décembre 2016 et retrace l’histoire vraie de Chesley Sullenberger, un pilote de ligne qui a sauvé 155 personnes en posant son avion sur le fleuve « Hudson », le 15 Janvier 2009.

Suite au mauvais film « Flight » de Robert Zemeckis, qui retraçait à peu près la même histoire, on aurait pu s’attendre au pire… Mais Eastwood nous a montré le contraire !

Tout d’abord, cette histoire vraie a été très bien racontée par Eastwood. Même si le scénario peut paraître confus à certains moments, il reste tout de même cohérent et bien réalisé. Tom Hanks est toujours à un très bon niveau et incarne avec brio Sully. On découvre les différents visages qu’il peut jouer, mêlant sa vie privée et professionnelle. On apprend à connaître ce pilote de ligne, et l’on se demande si c’est vraiment un héros, car il aurait peut-être pu rentrer à l’aéroport sans dégâts... C’est en tout cas ce que pensent les ingénieurs lors de l’audience. Quant au co-pilote, interprété par Aaron Eckhart, il est lui aussi très doué.

Puis, comme Clint Eastwood n'a jamais été un grand fan des effets spéciaux, ils sont employés ici à petites doses et sont au service de l’histoire, et non l’inverse. La scène du crash reste très impressionnante et fait penser aux attentats du 11 Septembre 2001. L’ambiance est quant à elle pesante et angoissante, elle nous imprègne dans le personnage de Sully. Les couleurs sont en grande partie froides car la fiction se déroule en Janvier, l’hiver. La musique est malheureusement peu présente, voire inexistante dans certaines scènes.

Ensuite, les dialogues restent trop « classiques » et ont été déjà vus dans de nombreux autres long-métrages, car trop prévisibles (et peu recherchés) : la scène entre le pilote et sa femme en devient presque ridicule quand elle se met à pleurer. Les plans et mouvements de caméra sont fluides et le réalisateur laisse chaque plan « respirer », au lieu de couper trop rapidement.

Sully est donc un long-métrage maîtrisé de bout en bout, et nous montre qu’Eastwood est encore capable de réaliser de belles choses malgré son âge… Sully reste un bon film, mais sans plus.

Armand Paris

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