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Blog des élèves de cinéma du lycée Baudelaire de Cran-Gevrier


Kingsman : Le cercle d'or

Publié par les élèves du lycée Baudelaire sur 27 Octobre 2017, 19:47pm

Kingsman : Le cercle d'or

Quel retour ! Après Kingsman : Services Secrets, Matthew Vaughn signe le retour de l'agence de gentlemens espions. Ce deuxième volet reprend le cours de l'histoire là où le premier s'était arrêté : Eggsy, alias Agent Galahad (Taron Egerton), continue de travailler pour l'agence Kingsman, après avoir sauvé le monde d'une extermination quasi totale.

Le film démarre sur les chapeaux de roues (c'est le cas de le dire), laissant 30 secondes à la caméra pour resituer l'histoire. La première scène d'action est une course-poursuite à couper le souffle dans les rues de Londres. A vrai dire, le film est une succession de scènes d'actions plus spectaculaires les unes que les autres, marquées par de très courts moments de répit. Le réalisateur arrive à faire de ces courtes "pauses" (tout est relatif, les pauses sont également riches en émotions) le fil conducteur de l'histoire. On pourrait se dire que trop d'action prendrait le dessus sur le scénario, et que l'intrigue, les enjeux deviendraient flous. Et bien non. A aucun moment on n'est perdu par le tourbillon d'éléments à l'écran. Le film sait où il va, sans pour autant être prévisible. Bien sûr, la série des Kingsman reprend tous les codes des films d'espionnage, basculant parfois à la limite du cliché. Mais là où Kingsman : Le cercle d'or sait innover, c'est en introduisant les Statesman, les cousins américains des Kingsman. Ce sont à première vue des vraies extraterrestres dans le domaine de l'espionnage : des cow-boys purs et durs. Tout l'inverse des Kingsman. Cette idée farfelue de faire de vrais américains du Kentucky des espions capables de rivaliser avec Kingsman donne une identité propre au film : Kingsman : le cercle d'or sort cette fois-ci des clous du film d'espionnage pour basculer presque dans le film de super-héros.

Les combats sont spectaculaires, ultra dynamiques et rythmés par une musique entraînante. Des ralentis nous plongent au cœur de l'action. On en arrive à se demander comment l'équipe de tournage a fait pour obtenir une telle immersion dans le combat. Les mouvements de caméras sont incessants, on se déplace à travers la bataille en changeant sans cesse l'angle de vue. Un régal pour les yeux. Les musiques sont dynamiques, comme une extension de l'action aux alentours. Notamment lors des scènes d'action sur un fond de musique country, qui donne un rythme trépidant aux combats. 

Une scène de ce film m'a extrêmement impressionné. C'est la mort d'un des personnages (je tairais son nom et les circonstances exactes de sa mort). La mort de ce personnage est la plus forte que j'ai vue de ma vie. Tout est accordé pour que le spectateur soit aussi effaré et impuissant que les deux compagnons du personnage. Sa mort est une mort d'attente, le personnage chante pendant cette scène, la chanson "Take me home, country roads" de John Denver, arrangée par Matt Margeson. La chanson donne une tonalité épique à la mort. Le personnage accepte son sort, la tête haute et rassurant ses compagnons du regard. On ne peut que saluer son courage. Je n'en dis pas plus, la scène est impressionnante.

Le plus gros point négatif du film est son scénario simple, voire simpliste. En effet, les courtes pauses entre les actions ont peu de temps pour développer une histoire complexe. Comme je l'ai dit, on n'est pas perdu dans l'histoire grâce à ce scénario simple. Le film mise beaucoup sur l'action pour faire mouche, et sur l'humour. Ce dernier fonctionne presque tout le temps, mis à part un ou deux moments de lourdeur sans grande nuisance à l'histoire. Un autre bémol est le côté un peu plat de l'agent Whiskey (Pedro Pascal) : malgré la grande aide qu'il apporte à Eggsy, sa personnalité forte n'apporte pas grand-chose à part faire participer les Statesman plus activement. Quand il dévoile ses motivations, on a envie de dire "sérieusement ? C'est tout ?". Mis à part ces deux défauts, Kingsman : le cercle d'or est une suite sympathique et bourrée d'action. 

Noé Bastard

 

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