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Blog des élèves de cinéma du lycée Baudelaire de Cran-Gevrier


Au revoir là-haut

Publié par les élèves du lycée Baudelaire sur 21 Novembre 2017, 19:34pm

Au revoir là-haut

 

       Au revoir là-haut est un film français issu du roman de pierre Lemaitre qui reçoit en 2013, le prix Goncourt. Cette émouvante comédie dramatique met en lumière l’œuvre d’Albert Dupontel. Une impressionnante et surprenante réalisation de cet humoriste connu pour ses sketchs comme « le bac » et « Rambo ». Il est aussi scénariste, réalisateur et acteur. Il a d’ailleurs l’habitude dans ses films d’être à la fois le réalisateur et l’acteur comme dans « le convoyeur » ou « un long dimanche de fiançailles ».

        Ce film que l’on pourrait penser classique et déjà vu, nous prouve avec originalité le contraire. L’histoire d’Albert (joué par Albert Dupontel) et d’Edouard (interprété par Nahuel Perez Biscayart), désormais liés et transformés par la première guerre mondiale et ses blessures, ne pourront plus jamais reprendre leur vie d’avant. Une belle surprise pour le spectateur et une palette d’émotions aussi riches que celle d’Edouard.

       Ce sont deux hommes qui échappent à la boucherie du XXème siècle en s’entraidant; on peut dire qu’ils se lient d’amitié. Albert est un excellent dessinateur et Edouard est un simple comptable. Ils vont se venger de leur terrible sort et monter une énorme escroquerie, une arnaque aux monuments aux morts. Une vengeance qui masque énormément de tristesse, de rancune et d’amour. Dans ces tranchées sombres et remplies de soldats, le lieutenant (joué par Laurent Laffitte) qu’on adore détester, va suivre nos deux héros pendant tout le film, tant moralement que physiquement. Ce personnage incarné par la cruauté dégage une indifférence totale à la guerre, aux morts. Son plaisir est juste de tuer, il n’a aucun respect. Dans un cimetière, il s’amuse an sautant légèrement, gaiement sur les tombes, en évitant soigneusement le sol comme un enfant. Pendant ce temps, Albert et Edouard essayent de se reconstruire, de retrouver leurs repères. Le jeune Edouard est issu d’une famille bourgeoise. Il a perdu sa mâchoire à cause d’une explosion d’obus. Avant de partir à la guerre, on voit cette scène où le père d’Edouard est en haut de ce gros escalier en marbre. Il regarde son fils qui est en bas de l’escalier et qui se trouve dans un cercle au sol fait de mosaïques. Edouard le regarde et lui tire la langue en signe de protestation, de provocation, et s’en va. On remarque que la relation entre le père et le fils est très tendue. C’est d’ailleurs ce rapport entre le père et le fils qui va influencer tout le film.

       La caméra s’est arrangée pour que le bas du visage d’Edouard soit toujours caché. Pourquoi montrerait-il la blessure ? L’acteur joue très bien le désarroi, la solitude causée par cette déchirure. Son addiction à la morphine va parfois le conduire à une folie douce et à un sommeil profond. Son nouveau visage et cette atroce douleur va le paralyser mais va aussi développer en lui une créativité extraordinaire. Il va se mettre à fabriquer des masques tous plus extravagants les uns que les autres. Quand il commence à créer, à reprendre gout à la vie, il enlève son vieux masque taché de sang et se costume avec ceux qu’il a imaginés. Son regard et sa fantaisie parlent beaucoup plus que ses grognements et nous laissent un personnage touchant et poétique.

       Une petite fille va s’immiscer dans la vie des deux héros et devenir une très bonne alliée. Elle va aussi servir de soutien psychologique pour Edouard. Elle peut faire penser au personnage de Gavroche dans Les Misérables. Son béret, son air malin, le fait qu’elle soit orpheline, qu’elle se débrouille toute seule, fait qu’elle devient très attachante. Ce film a peut-être plusieurs liens avec la célèbre œuvre de Victor Hugo ? En effet on y trouve un contexte historique, celui de la Première Guerre Mondiale. Il y aussi le côté social quand on voit les poilus sur le champ de bataille, la vie qui reprend après ces quatre années de souffrance, la classe bourgeoise qui s’amuse ...Et le contexte philosophique avec ces destins qui se croisent dans le film et qui créent une histoire très intéressante.  

       On ne peut pas trop en dire car on a l’impression que chaque scène est essentielle au dénouement. Ce film reste une belle performance autant au niveau du jeu d’acteur que sur la réalisation.

 

                                                                           GAULTIER clémentine

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