Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

cinebaudelaire.overblog.com

Blog des élèves de cinéma du lycée Baudelaire de Cran-Gevrier


Les Autres

Publié par Bayet Romain (Lycée Baudelaire) sur 26 Novembre 2017, 10:54am

Catégories : #Thriller

Affiche du Film

Affiche du Film

N'ayant pas pris le temps de voir un film sortie récemment, c'est avec honneur que je vais faire la critique du film "Les Autres" ou "The Others" en bande original. Il a été réalisé par Alejandro Amenabar et est sortie en 2001. Pour résumer l'intrigue, sans toute fois vous révéler la chute finale, je dirais qu'il s'agit d'une mère de famille, Grace, très religieuse, accueillant dans sa grande demeure trois domestiques. Ses deux enfants sont atteints d'une maladie très rare dont je vous épargne le nom. Ils ne peuvent pas être exposé à une lumière plus intense que celle d'une bougie sans risquer de graves répercussions physiques... Les occupants de la maison doivent donc vivre avec les rideaux fermés, et doivent s'assurer d'avoir bien fermer la porte d'une pièce avant d'aller dans la suivante. L'histoire se déroule en Angleterre, en 1945, le mari de Grace est au front et sa femme attend désespérément des nouvelles de lui. Et par dessus cette ambiance glauque du brouillard, de l'humidité pesante autour de la maison et de la semi-obscurité dans la maison, l'aînée des deux enfants, Anne raconte qu'elle peut comuniquer avec des esprits errants dans la maison et que sa mère devient folle...

Le film tourne donc autour de deux intrigues. L'une à propos d'esprits habitants la demeure, l'autre à propos du secret que garde les enfants sur les crises de colères de leur mère. Tout cela pour qu'à la fin, la chute du film vous en procure une bien réelle.

Ce film est pour moi parfait ! Et oui ! Tout d'abord le scénario, très linéaire, les quelques retours en arrière se font grâce aux dialogues des personnages et ne sont illustrés que par notre propre imagination. le scénario amène donc le spectateur à une fin, une chute révélatrice inévitable digne du "Je suis ton père" dans Star Wars.

Les acteurs, pillier fondamental d'un huis-clos, joue à merveille ! On pense tout d'abord à la mère interprétée par Nicole Kidman qui est une actrice plus que talentueuse, ayant su jouer ce rôle comme il fallait le jouer. Elle porte le regard du spectateur, et exprime tout à fait l'effroi, la surprise et le chagrin de celui-ci. Pour les amateurs de Game Of Thrones, elle peut rappeler Emilia Clarke dans le rôle de Daenerys Targaryen dans sa crédibilité, son autorité et sa prestance. Le rôle de Anne, la fillette, est joué par la surprenante Alakina Mann. A seulement 10 ans, elle a su interpréter son personnage de petite peste innocente...

Un personnage qui manque selon moi un peu d'originalité est celui de la plus âgée des domestiques. Elle est joué par Fionnula  Flanagan. Elle représente certes une partie de l'intrigue et forme un élément non discutable de la chute finale mais elle manque d'originalité car elle paraît au début bienveillante puis devient détestable... seulement parce que d'un seul coup, elle décide de tenir tête à la maîtresse de maison alors que rien ne l'empêchait de le faire dès le début du film...

Le huis-clos ... En soit, un huis-clos est toujours original de par sa rareté. Et oui, enfermer les personnages sans jamais les faire interagir physiquement avec l'extérieur est compliqué à réaliser ! Il accentue leur relation beaucoup plus que s'ils étaient libres. Par exemple, deux personnages qui se détestent peuvent s'éviter normalement mais le huis-clos les rapproches et les font se détester d'autant plus ou alors ils peuvent apprendre à se connaître puis s'aimer. Ils peuvent aussi être contraint à s'allier malgré l'animosité... Les possibilités sont multiples. C'est un genre par exemple très utilisé de Agatha Christie ou parfois Molière en littérature. Le lieu est très important, et dans "Les Autres" le lieu était très bien choisie : pas trop petit pour la quantité de personnages, une grande maison et ses alentours. La brume qui stagnait autour de la maison participait aussi à enfermer les personnages, tout comme les rideaux fermés. Ses deux éléments excédaient beaucoup Grace, la mère.

Jusque là j'ai beaucoup parlé du film en général, mais il est impossible de parler de la fin, je conseille alors à ceux qui ne l'ont pas vu d'arrêté de lire cet article ou de se reporter à la conclusion en dernier paragraphe.

La fin est très surprenante car tout le film nous laisse croire que les personnages sont bien vivants alors qu'ils sont en réalités morts et que les esprits qui semblent les embêtés sont en réalités vivant. Il y a donc inversement de situation : les "vivants" sont en fait mort et vice versa... La fin relie les deux intrigues principales ! Les enfants parlaient de leur mère et de ses crises de colères, on nous révèle que c'est la mère qui s'est un jour énervé et qui a malencontreusement étouffé ses deux enfants avec des oreillers, puis se rendant compte de sa grave erreur elle s'est suicidée. Mais alors qu'elle a pressé la détente, elle raconte avoir cru que Dieu lui a donné une seconde chance, en l'épargnant elle et en ramenant ses enfants. Elle est en réalité passé dans le monde parallèles des esprits... Les vivants communiquent avec les morts à la fin du film, le huis-clos est temporellement brisé, le spectateur change de point de vue et comprend alors que ni les vivants, ni les morts ne sont terrifiants, on se sent alors libéré de ses craintes. L'importance accordée à la religion tout le long du film prend alors tout son sens car la mère pensait arrivé dans l'un des trois enfers évoqués plus tôt dans le film alors qu'elle reste bloqué là où elle est morte... on comprend aussi que le père qui revient du front est lui aussi mort, lui-même comprend que ses enfants ont été tué par leur mère  ce qui le fait fuir du domicile familial.

Un film réussi ? Un film parfait ! Une intrigue prenante, des acteurs minutieusement choisis pour des personnages attrayants et une chute finale qui donne au film tout son sens et qui retire au spectateur la peur des "autres".

 

Bayet Romain 1L1

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents