Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

cinebaudelaire.overblog.com

Blog des élèves de cinéma du lycée Baudelaire de Cran-Gevrier


Foxtrot, tragédie de notre époque

Publié par les élèves du lycée Baudelaire sur 6 Juin 2018, 12:38pm

Foxtrot, tragédie de notre époque

Foxtrot , un fîlm de Samuel Maoz. (2017).

 

Pour résumer brièvement l’histoire sans trop vous en dire : Michael et Dafna Feldman ont un fils, Yonathan. Celui-ci est militaire pour l’armée d’Israel.  Un jour , ses parents reçoivent la visite de soldats leur annonçant le décès de leur fils. Seulement, il s’avère que c’était une erreur et que Yonathan et bel et bien encore vivant. Ceci entraîne ainsi un déséquilibre au sein de la famille Feldman, les mauvais souvenirs reviennent. 

 

En allant voir ce film, je ne savais pas à quoi m’attendre. Il faut dire que l’affiche paraissait assez étrange. Un soldat dans le désert dansant avec son arme , en arrière plan : un camion avec une pin-up en guise de fresque. 

 

L’histoire est divisé en trois parties distinctes.

Premièrement : l’annonce du décès aux parents. 

Deuxièmement : la vie de soldat absurde de Yonathan

Troisièmement : le deuil des parents. 

 

Les personnages sont filmés en plongée, comme s’ils étaient heurtés à leur impuissance face au destin et que nous , spectateurs, les regardions essayant de gérer ce labyrinthe qui est devenu leur vie. La structure du film, notamment la dernière est assez difficile à comprendre car tout le long on saisit que Yonathan est décédé, mais comment ? Finalement , son père ayant voulu qu’il rentre toute suite quand il a appris que son fils était encore vivant , Yonathan fut conduit par son supérieur en voiture. Seulement ils roulèrent sur des mines. Le plans précédent la scène est un travelling montrant toute la beauté du paysage israélien. C’est sur ce plan que s’ouvre le film. Il y a donc une structure cyclique. Ce qui est parfaitement explicatif du titre : « foxtrot » . C’est une danse qui fait revenir le danseur toujours au même endroit grâce aux pas. « Quoique l’on fasse, on revient toujours au même endroit dans la vie » dit Michael à un moment. 

La dimension de tragédie est donc accentuée grâce à cette boucle et ce personne confronté à son destin arbitraire. 

 

De l’ironie se mêle à ce cadre tragique.

Tout au long de la partie où l’on voit la vie quotidienne de Yonathan, on se rend compte que ce n’est pas à quoi l’on s’attendait. Le jeune homme s’occupe d’une zone de passage , a une parasol en guise de protection et un dortoir qui bascule dans le sol un peu plus chaque jour. Après réflexion ce film critique l’armée israélienne en mettant en place ce théâtre de l’absurde. (Samuel Maoz a fait la guerre du Liban en 1982). Mais cette critique devient plus sérieuse quand les soldats israéliens tuent accidentellement des palestiniens et que les supérieurs enterrent les cadavres gardant le secret. 

Le réalisateur voulait exprimer une allégorie de la manière donc l’état israélien ferme les yeux sur certaines choses. 

 

J’ai particulièrement apprécié ce film. Ce fut une belle découverte ! L’humour cocasse mêlé au tragique m’a marqué. C’est drôle car la scène que j’ai adorée et qui fait maintenant probablement partie de mes scènes préférées se réfère directement à l’affiche du film. Cette scène où Yonathan se met à danser le foxtrot avec son arme au milieu du désert. 

Je vous recommande vivement ce film. 

 

Boubakeur Azya. Tl1

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents