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Blog des élèves de cinéma du lycée Baudelaire de Cran-Gevrier


Pas folle la guêpe…

Publié par les élèves du lycée Baudelaire sur 14 Janvier 2019, 09:28am

Andréa Arnold, réalisatrice anglaise, nous offre avec Wasp son troisième court métrage. Elle filme ici avec beaucoup de réalisme, toute la dévotion et la tendresse d’une mère anglaise célibataire de 4 enfants livrés à eux-mêmes sur un fond de misère sociale.

 

Dés le début, nous sommes plongés dans un univers de violence et de pauvreté.

Les temps sont durs pour Zoé et ses enfants mais l’affection qui les unit et les rêves d’une vie à la Beckham les font tenir.  Jusqu’au jour où Dave, un ex, réapparaît et propose à Zoé un rendez-vous. De ce rendez-vous providentiel, Zoé y voit une parenthèse, une échappatoire à sa misérable vie, elle ne se résout pas à dire la vérité à Dave. Elle n’est ainsi plus la mère des enfants mais seulement leur baby-sitter …

Système D oblige, Zoé n’a pas d’autre choix que d’emmener sa progéniture avec elle.

Oui, mais voilà, comment concilier ses responsabilités de mère et ses désirs de femme ?

Zoé confie alors la jeune fratrie à l’ainée de ses enfants qui se retrouvent ainsi seuls sur le parking d’un bar. Pendant un bref instant, Zoé est heureuse de l’attention offerte par Dave et apprécie de vivre l’insouciance de sa jeunesse. En mère attentionnée et sur ses dernières économies, elle apporte discrètement aux enfants de quoi nourrir leurs estomacs bien trop vides. Dave en voudrait plus et l’entraîne sur le parking où les enfants sont cachés. Même si elle en meurt d’envie, elle ne peut pas se résoudre à partir en voiture avec lui. La réalité de la vie se rappelle à elle quand les pleurs de ses enfants se font entendre et qu’elle découvre son fils avec une guêpe sortant de sa bouche, cette même guêpe a qui elle avait rendu sa liberté plus tôt dans la journée. Ainsi Zoé est de nouveau confrontée à la réalité de sa vie.

 

Andréa Arnold filme sans retenue cette fracture sociale et cette famille qui, malgré son dénuement, nous entraîne par leur bonne humeur dans un tourbillon de musique et de danse. Tout au long de cette vidéo, on constate une immense joie de vivre et plein de bonheur (malgré les moments difficiles) présente dans cette famille alors qu'ils n'ont rien alors que d'autres ont tout mais ne décrochent pas un sourire.

 

La réalisatrice met alors en lumière que le mélange entre les liens familiaux et  l'amour peut nous aider à tout surmonter : la fin du court métrage en est témoin. Ainsi, durant cette œuvre, on s'attache rapidement  aux personnages, on les comprend et on essaye d'imaginer ce que nous, à sa place de mère, on aurait fait à sa place. C'est entre réflexion et empathie que se finit ce court métrage qui se termine sur une fin inimaginable.

 

Ce court métrage qui a reçu notamment, l’Oscar du meilleur court-métrage de fiction en 2005  est très touchant et nous montre que les liens familiaux sont au final la plus grande des richesses. On y voit une mère qui, malgré la pauvreté et le manque, fait tout ce qu’il faut pour que ses enfants soient heureux. Pas folle la guêpe !

 

Lana Baudart

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