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Blog des élèves de cinéma du lycée Baudelaire de Cran-Gevrier


"Brain on Fire" : Tomber "délirement" malade

Publié par Marwa Bourouba sur 16 Février 2020, 13:31pm

Catégories : #Drame, #émouvant

  

A votre avis, combien de personnes à travers l’histoire et le monde ont été déclaré schizophrènes, psychotiques, bipolaire ou encore dingues alors qu’on aurait pu trouver tout simplement de quoi ils souffraient ? Cette question existentielle est justement le message principal que Gerard Barrett a voulu faire passer derrière “Brain on Fire”, un film canado-irlando-américain sorti en 2026 inspiré de faits réels. Nous suivons la vie d’une jeune journaliste du New York Post nommée Susannah Cahalan, alors que celle-ci commence une nouvelle relation avec un garçon nommé Stephen, elle doit aussi remplir au plus vite ses taches de journalisme pour son patron. Mais plus les jours passent et plus Susannah va mal, elle ressent des maux de tête, se distrait rapidement croit entendre toutes sortes de choses. Toutes ses hallucinations vont s’aggraver au fur et à mesure et celle-ci va devenir de plus en plus agressive, croira que tout le monde parle sur son dos et changera d’humeur en permanence. Le seul véritable problème après toutes ces péripéties c’est que malgré tous les efforts que font les médecins et les psychologues le résultat reste toujours le même. Susannah va extrêmement bien, elle n’a aucun problème de santé, tout est normal. Mais Stephen et les parents de Susannah sont à bout et ne veulent qu’une seule chose, trouver ce qu’elle a à tout prix et la guérir pour qu’elle reprenne sa vie de jeune femme comme avant 

  

Ce que j’ai beaucoup aimé dans “Brain On Fire”, c’est qu’il joue beaucoup sur les musiques, les sons pesants et les mouvements de caméra rapides et alternés dans les scènes importantes et décisives, comme pour nous montrer qu’il n’y aura pas de retour en arrière possible pour Susannah. C’est notamment le cas pour les trois scènes les plus fortes que nous allons voir, lorsque Susannah commence à changer et même délirer. 

 

La première scène qui nous met vraiment la puce à l’oreille et celle ou Susannah fait une crise lorsqu’elle dort avec Stephen, son petit ami, dans son appartement. Alors qu’il n’y a aucun son dans la chambre, Susannah commence à bouger dans son sommeil, elle réveille Stephen suite à la crise en dormant qu’elle a subi. La musique monte d’un cran et s’amplifie jusqu’à ce que la scène soit coupée par la suivante, le premier moment stressant et désagréable pour le film. Ce jonglage avec la musique et le silence est beaucoup utilisé, par exemple dans la scène ou Susannah est à son bureau au travail ; les voix autours augmentent de volume tout comme la musique jusqu’à ce que celle-ci se lève en frappant violemment sur son bureau, ce qui laisse place à un long silence. Une autre scène frappante à ajouter et celle du diner entre Susannah, son père et sa belle-mère. Le silence est à son comble quand tout à coup Susannah accuse sa belle-mère de l’insulter à l’instant, alors qu’elle commence à crier celle-ci fu stoppé par son père. La musique monte encore d’un cran jusqu’à ce que Susannah délire et refuse que son père la touche. Après qu’elle ait quitté la salle à manger la musique redescend petit à petit. Ce genre de scène a pour objectif de capter le spectateur de façon rapide en passant d’un moment banal à un moment pesant et décisif.  

 

L’actrice Chloë Grace Moretz qui joue le personnage principal de Susannah a très bien rempli son rôle qui est très dur à jouer pourtant tout au long du film, notamment la personnalité bipolaire du personnage, comme donner l’impression qu’elle est totalement perdue ou encore les crises de folie que celle-ci peut avoir. Les autres personnages principaux ont aussi une place très touchante dans le film, Richard Armitage et Carrie- Anne Moss qui jouent le rôle des parents sont très présents auprès de leur fille, Thomas Mann pour le rôle du petit ami, Jenny Slate et Tyler Perry dans les rôles de la collègue amusante et du patron sévère mais bienveillant, et n’oublions pas Navid Negahban qui est un peu comme le médecin sauveur de Susannah à la fin du film. 

 

Même si le film raconte cette histoire vraie de façon un peu plus moderne, le livre “Brain on Fire”  de l’auteur Susannah Cahalan est plus conseillé d’être lu si on veut avoir un point de vue différent sur la façon de raconter. 

 

 

Marwa Bourouba

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