Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

cinebaudelaire.overblog.com

Blog des élèves de cinéma du lycée Baudelaire de Cran-Gevrier


Les Enfants du Temps

Publié par les élèves du lycée Baudelaire sur 1 Juin 2020, 19:35pm

Image tirée du film    ©@Anime

Image tirée du film ©@Anime

            Bonjour chers lecteurs, je sais que le film que je vais critiquer ne rentre pas trop dans la catégorie « extrêmement connu » en France, mais il possède une notoriété incroyable au Japon, arrivant 1er dans leur box-office en 2019. Cela lui permet d’être diffusé dans nos salles ne serait-ce qu’une ou deux semaines, et c’est déjà un miracle pour un film d’animation japonais qui n’est pas labellisé « Miyazaki ». Ce film, c’est donc Les Enfants du Temps réalisé par Makoto Shinkai. C’est son 6ème long-métrage et est déjà connu pour être le réalisateur de Your Name ayant reçu le Prix Mainichi du meilleur film d’animation en 2016. Il a également reçu deux autres récompenses pour deux de ses autres films. Les deux personnages principaux Hodaka Morishima et Hina Amano, sont doublés respectivement par Kotarō Daigo et Nana Mori dans la version originale.

            Les Enfants du Temps est d’une très grande qualité d’animation et de composition musicale, bien que cette dernière puisse en faire parfois un peu trop, et l’histoire est plaisante malgré le fait que l’on ressent parfois le poids de son prédécesseur dans l’intrigue.

            Quelle est l’histoire de ce film, demandez-vous ? Eh bien, Hodaka Morishima, un jeune lycéen, fugue de son domicile se trouvant sur une île isolée, pour s’installer à Tokyo. Cependant, la capitale connait un phénomène étrange : il pleut sans cesse et cela fait un moment que les habitants n’ont pas revu le Soleil. L’adolescent manque vite d’argent et décide d’accepter un travail d’écrivain pour un magazine occulte louche. Pendant son vagabondage il va faire le rencontre d’Hina Amano, une jeune fille vivant avec son petit frère et possédant le pouvoir d’arrêter la pluie et de dégager le ciel.

 

            Nous avons commencé avec l’histoire, nous continuons avec l’histoire, ça ne vous gêne pas j’espère ? J’ai évoqué le poids de son prédécesseur, c’est tout simplement pour dénoté que l’intrigue suit un schéma particulièrement similaire à celui de Your Name (un peu comme mes critiques qui ne changent jamais de forme). Pour être honnête cela m’a assez peu dérangé mais ça donnait un léger arrière-goût de « plat » pour avoir vu son précédent film. Cela rend certaines révélations assez prévisibles, donc on perd en impact. Par ailleurs les deux protagonistes de ce prédécesseur font une apparition rapide, ce qui a tendance à amplifier la comparaison entre les deux films. Malgré cela l’histoire reste plaisante à suivre grâce au rythme du film, un peu longuet au départ pour pouvoir exposer la situation, et aux personnages et à leur développement. J’ai particulièrement aimé Hina avec sa force à faire face à la situation dans laquelle elle vit. Ensuite, ce film porte un message sur le réchauffement climatique, comme quoi nous sommes insignifiants face à la nature. C’est un thème assez récurent dans les films d’animation japonais qui arrivent à s’exporter en France, mais on apprécie la piqûre de rappel.

 

            L’histoire n’a pas l’air d’être son plus grand point fort, où se trouve-t-il donc, vous interrogez-vous ? C’est un point que personne n’ose mettre en doute : son animation et son esthétique ! C’est un peu son argument principal de marketing mais rien que pour cela je vous conjure d’aller voir ce film. Les mots me manquent pour dire à quel point j’adore certaines séquences. Les musiques composées par le groupe RADWIMPS sont également de qualités mais par moment elles ne sont pas très adaptées, deux ou trois scènes auraient bénéficiées d’une musique plus atmosphérique au lieu de J-Rock. Tout n’est pas rose non plus, ce film possède d’autre défauts en plus de ce que j’ai cité, même si ils ne sont pas aussi importants que les précédents. Notamment des placements de produits tellement ostentatoires qu’on se sent limite agressé. Il n’y a pas de mal à faire des placements de produit, et dans le contexte d’un Tokyo contemporain cela renforce un peu l’immersion, mais pour certains d’entre eux on peut avoir l’impression que ça force un peu. J’espère désormais juste que les animateurs ont étaient correctement payer par les marques qui sont les plus voyantes.

 

            Pour conclure, Les Enfants du Temps est un long-métrage bénéficiant d’une animation et d’une esthétique particulièrement soignées. En combinant cela avec son rythme et sa bande son, bien que pas toujours très adaptée, nous avons ses principaux arguments. Bien qu’il souffre de similitudes avec son prédécesseur, son intrigue reste plaisante à voir. Ses personnages sont appréciables bien qu’ils ne soient pas non plus la force du film. Je le conseille à toute personne ne demandant pas une histoire en béton armé, vous devriez au moins passer un bon moment. Maintenant, voici ma question pour ceux revenu de leur séance : pensez-vous que Makoto Shinkai pourra et voudra changer ce schéma d’intrigue dans son prochain long-métrage malgré le succès de ses deux dernières réalisations ?

 

 

Cyrielle Demars, TS4

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents