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Blog des élèves de cinéma du lycée Baudelaire de Cran-Gevrier


Coraline

Publié par les élèves du lycée Baudelaire sur 2 Juin 2021, 21:42pm

Coraline

Tu en as marre de tes parents, tu ne sais pas quoi faire de tes journées, et tu viens d’emménager dans une nouvelle maison ?? Alors je te propose d’aller dans un endroit où tout est meilleur que la où tu vis. Mais gare à toi. Car les apparences peuvent être trompeuse… Et Coraline Jones en a fait l’expérience. Alors bienvenue dans « Coraline ».

 

Coraline Jones est une jeune fille qui vient d’emménager avec ces parents au « Pink Palace » et possède des colocataires assez bizarres. Elle se languit d’être ici, car ces parents sont débordés par leur travail et donc ne s’occupe point d’elle et elle n’a plus ces amis avec qui jouer. Un jour, alors qu’elle fait l’inventaire de ça maison, Elle tombe sur une petite porte cacher par du papier peint, elle va alors l’ouvrir mais verra juste un mur derrière. Puis quand la nuit viendra, Coraline se réveilla et suivra une gerbille qui partira par la petite porte, Coraline l’ouvrira et verra que cette porte l’emmènera dans un monde où tout est meilleur et plus festif. Mais malheureusement, comme toute chose, il cache un côté très sombre…

 

C’est un film en stop motion 3D américains d’1h40, sortit le 10 juin 2009, et a été écrit et réalisé par Henry Selick, qui est aussi le réalisateur de « L’étrange Noël de Monsieur Jack ». Il est le premier long-métrage des Studios Laika. De plus, ce film est une adaptation du conte noir « Coraline » de l’écrivain britannique Neil Gaiman qui a été publié en 2002. Au casting vocal, nous retrouvons Dakota Fanning dans le rôle de Coraline Jones, Teri Hatcher dans le rôle de Mel Jones ainsi que de l’autre mère et John Hodgman dans le rôle de Charlie Jones ainsi que de l’autre père. Henry Selick a aussi apporté des modifications par rapport au livre dans ce film, comme par exemple la scène extérieure du jardin, dans l’autre monde, qui est alors inexistante dans le livre, mais aussi comme de nouveaux personnages (Wybie et sa grand-mère), mais Selick supprime aussi certain élément du livre.

Il a fallu environ 18 mois pour le tournage et environ 2 ans de post-production pour que le film puisse voir le jour. Il y a eu 130 plateaux construit et peint à la main pour 52 scènes, l’espace total utilisé par le décor était de 17 000 m² (le décor a alors battu le record en taille pour de l’animation en stop-motion). Pour un personnage, il fallait environ 10 marionnettes, et il fallait un peu près 3/4 mois pour fabriquer les 10. Il y a juste eu le personnage de Coraline qui a eu 28 marionnettes de différentes tailles, et la plus utilisé était celle d’environ 23 cm. Pour faire les mouvements des personnages, on les faisait bouger entre chaque photo à la main. Les personnages ont été fait à l'argile d'huile avec à l'intérieur une armature métallique afin de pouvoir les faire bouger. De plus, il y a environ une trentaine de personnages avec du coup chacun environ 10 marionnettes pour changer d’expression, ce qui fait dans les alentours de 300 marionnettes pour le film. Pour le personnage de Coraline, on possédait pour certain moment différents visages, qui contrairement aux autres où on pouvait changer la tête entière ou directement la figurine en entière, pour elle cela fonctionne plus comme un masque qu'on lui retire, car elle garde ses yeux et ses cheveux, on lui retire seulement le bas du visage pour la faire changer d’expressions. Enfin, pour faire les enfants fantômes ou leurs formes d’ange, on leur a fait des figurines plus claires où en post-production on a rajouté l’effet fantomatique. Nous pouvons aussi remarquer la tête d’Henry Selick sur le billet que donne l’un des deux parents de Coraline à un déménageur.

La caméra est alors la moitié du temps en mouvement, et pour le reste, elle sera fixe ce qui permet alors aux spectateurs de se focaliser sur quelque chose d’important comme par exemple la scène d’introduction qui est du plan par plan, ce qui veut appuyer le fait qu’il veut que le spectateur soit focaliser sur ce qu’il se passe, et la scène d’intro annonce directement le caractère du film, on voit alors des mains faite en aiguilles qui décousent une poupée pour en faire une autre à l’effigie de l’héroïne, le fait qu’elle soit en plan par plan cela nous montre qu’il va y avoir une histoire de manipulation envers l’héroïne rien qu’avec les première minute du film. De plus, lors des mouvements de caméras nous pourrions noter des transitions ingénieuses, comme par exemple au début où Coraline se penche pour écouter le bruit d’un caillou tombant dans l’eau, la caméra va alors tourner vers la droite en étant toujours fixe sur le visage de Coraline, puis va s’arrêter et Coraline sera alors dans sa cuisine en train de fixer la vitre. Il y a aussi un moment où Coraline va marcher avec le chat dans le deuxième monde, on verra alors qui tout devient blanc au fur et à mesure qu’elle avance, la caméra va alors tourner autour d’elle comme pour donner un aspect où Coraline se met à marcher en rond, ce qui va la ramener à son point de départ, ce qui rend un effet vraiment très beau visuellement.

La musique, alors réaliser par Brunos Coulais, est vraiment bien, car elle n’est ni trop présente ni pas assez, elle est la quand il le faut. Elle permet de mettre une certaine ambiance qui va avec les lieux, mais aussi peut montrer à certain moment ce que ressens Coraline en plus de ces expressions de visage. L’un des moments qui restera marquant avec la musique est le moment où Coraline va voir son autre père lors de son arrivée dans l’autre monde, l’autre père va alors se mettre à jouer du piano et chanter une chanson dédiée à Coraline, la musique est alors envoutante et montre la joie qu’a ce monde contrairement au vrai monde, le nôtre. Mais aussi lors du moment où Coraline va assister à un spectacle de cirque fait par son voisin dans l’autre monde, où la musique va juste nous rentrer en tête et plus nous lâcher et va aussi énormément montrer la joie.

L’histoire nous montre deux univers très différents, l’un étant notre monde (où vie Coraline) et l’autre étant l’autre monde (celui que Coraline va découvrir). Il y a eu alors un travail visuel et scénaristique très intéressant, et un travail vraiment riche aux niveaux des couleur pour différencier les deux mondes. Tout d’abord, pour notre monde, l’ambiance est triste et oppressante, l’endroit où se déroule l’histoire est un endroit perdu et très bizarre (le bâtiment est délabré), l’endroit est très sombre, la couleur du bâtiment est un vieux rose foncé, la forêt et la roche sont noir, et il y a de la brume partout. En-face du bâtiment, ce trouve un vieux jardin qui tombe en ruine et est lui aussi sombre. Les couleurs dominantes sont alors le gris foncé, le vert caquis et le noir. L’autre monde est lui, contrairement à notre monde, est très joyeux, plus cool, plus attirant, plein de joie ; la maison est plus tordue et possède un rose clair, le jardin est rempli de fleur et les couleurs dominantes sont l’orange, le gris claire, le rouge, le blanc, les couleurs envahissent vraiment l’écran. Ensuite, on remarque alors que notre monde peut représenter le monde de l’adulte, par rapport au fait que les parents de Coraline travaille tout le temps, et donc l’autre monde représenterai le monde de l’enfance car Coraline s’amuse et rigole énormément avec ces autres parents. L’un des gros points fort du film est l’ambiance qu’il va y avoir quand tout ce qui était joyeux dans l’autre monde se retourne contre Coraline, il va y avoir une ambiance de peur et de malaise. Ce sentiment sera alors appuyé par le fait que les couleurs resteront presque pareil mais comme l’autre mère aura changé de forme et de caractère pour une forme monstrueuse, cela crée alors des scènes de malaise et d’horreur, ce qui alors transforme indirectement le joyeux monde que Coraline aimait visiter. De plus, Coraline devra traverser un tunnel afin d’accéder à l’autre monde, ce tunnel sera alors au début très coloré avec du bleu, du rose très claire, puis quand l’autre mère va changer, ce tunnel sera alors gris, plein de toile d’araignée et avec les vieux jouets des enfants que l’autre mère, ou plus précisément avec son nom d’entité Maratre, aura mangé. Enfin, dans l’autre monde, on remarque que tout les personnages on des boutons à la place des yeux, et Coraline, va devoir se remplacer ses yeux par des boutons pour qu’elle puisse rester ici pour toujours, nous pouvons alors voir ici une allégorie de la secte car en remplaçant ces yeux par des boutons, cela peut alors montrer une confiance aveugle envers la personne qui nous propose ça, donc ici envers l’autre mère, mais cela se voit aussi par les autres personnages qui sont complétement sous l’emprise de l’autre mère, car ils portent tous des boutons à la place des yeux. Enfin, on peut remarquer que dans notre monde, Coraline représente un contraste car elle est en jeune et à des cheveux bleus, ce qui peut alors montrer son côté enfant qu’elle a toujours malgré qu’elle soit entouré d’un monde triste et dépriment.

Les personnages sont incroyables car on voit chaque une leurs intentions via leurs comportements et leurs tenues et les trois plus intéressant sont Coraline, l’autre mère (Maratre) et le chat. Coraline est un personnage vif d’esprit et se rendra compte très vite que quelque cloche dans l’autre monde, elle possède un grand courage, est attachante et maline, Elle représente bien l’enfance via sa manière de ce comporté mais aussi par rapport à sa curiosité. Le chat va être alors un personnage énigmatique, car on ne sait pas ces intentions, on peut alors se demander s’il n’est pas la conscience de Coraline car il va l’aider pour certaine chose mais pas trop non plus pour qu’elle réfléchisse. Et enfin, l’autre mère, ou plutôt Maratre, ce personnage est incroyable et est entouré de plain de mystère car elle se fera appeler « Belle Dame », ce qui rajoute un aspect mystérieux et terrifiant. Sa forme finale est monstrueuse car elle est ultra grande, a une corp squelettique avec des doigts en aiguilles à couture, à des vêtement noir, vert caquis, gris, elle a aussi une forme d’araignée avec des pattes en formes de coupe file. On peut alors voir que son corps ainsi que l’aspect d’araignée montrent bien le rapport avec le tissu, mais aussi, le fait que ce soit une araignée, on peut alors y voir l’image d’une veuve noire car elle tue des enfants et a aussi le côté de femme fatale (ici plutôt de maman fatale) au quelle personnes ne peut éviter. Mais on peut voir que Coraline et Maratre ont un point commun qui est le fais qu’elles sont toutes deux égoïstes mais que Coraline est une enfant et va donc oublier ça au fur et à mesure, alors que Maratre demande un amour absolu et ne veut pas que l’on lui dise non, elle va offrir des cadeaux mais avec rien de sincère à l’intérieur, c’est juste pour manipuler. On peut alors voir que Maratre est un amour toxique et est dépendante de Coraline car si elle part, Maratre meurt et l’autre monde avec, car elle l’avait seulement créé pour Coraline. Maratre veut être aimé mais ne sais pas aimer d’où le fait qu’elle vise des enfants et non des adultes.

On peur remarquer alors remarquer certaines choses comme à la fin où les nuages autour de la lune se dissipe et forme des griffes, comme pour montrer que Coraline est libre de l’emprise de Maratre, mais justement à la toute fin nous pouvons avoir un doute car le jardin de notre monde forme le visage de Maratre. Mais comme je l’ai dit plus haut, l’autre monde représente l’enfance et notre monde l’adulte, mais aussi que le chat pouvais être possiblement la conscience de Coraline, on peut alors interpréter le film à la manière d’une reconstruction personnelle, je veut dire par là que Coraline se met à grandir et donc aurait alors tout imaginée et que tout serrait dans sa tête et le film nous le montre de plusieurs manière comme le fais que l’autre monde soit limiter, car Coraline va se déplacer dans l’autre monde et se rendra compte qui si elle dépasse le jardin, il n’y a plus rien, que du vide. Mais on nous le montre aussi via la forme des yeux des enfants qu’elle doit retrouver, l’un est un pommeau de levier de vitesse, ce qui représente l’accident qu’a eu ces parents, l’autre une bague, ce qui représente la famille et le fait que ces parents ne s’occupent pas trop d’elle, une famille divisée qui n’est pas soudé, et enfin le dernier est une balle de jeu, qui représente qu’elle a perdu ces amis à cause de son déménagement et que du coup elle n’a plus personne avec qui joué. On peut alors interpréter que ces trois objets représenteraient les peurs de Coraline et que si elle veut grandir, elle n’a pas le choix de les affronter. 

On peut alors remarquer que dans son travail de réalisation, Henry Selick c’est inspiré de Tim Burton, par rapport à l’aspect de certain personnage mais aussi par rapport à l’univers qui se trouve dans le film, comme le fantastique mélanger au macabre.

Les thèmes abordés sont alors la solitude via le personnage de Coraline mais aussi le fait que les apparences peuvent se révéler trompeuse via le monde de l’autre mère qui est d’abord très beau et joli, puis la réalité arrive et l’on voie un monde dangereux, avec des monstres et d’on les ficelles sont tiré per une entité maléfique. Le film critique aussi le fait du statut de l’enfant roi et égoïste qui seulement confronté à ces actes comprendra et serra apprécier ce qu’il a à sa juste valeur. Mais aussi au fait que l’on doit faire attention à ce que l’on souhaite.

Coraline peut alors être considéré comme un film d’horreur pour enfant grâce à son ambiance mystérieuse et terrifiante à la fois via ces personnages avec des boutons à la place des yeux. Le film a une mise en scène ingénieuse, un travail sur les couleurs très riche avec une animation extrêmement bien faite. Ce film a fait un pari risqué en jouant sur l’horreur mais en étant destinée aux enfants, il veut leur transmettre des valeurs, des leçons de vie par l’horreur, et ce pari est réussi car on voit clairement les thématiques que le film veut montrer. J’ai beaucoup apprécié regarder Coraline qui est un incroyable film, certaines scènes resteront gravées dans ma mémoire par rapport à leur atmosphère et leurs paroles d’on la scène où Sergei Alexander Bobinsky (le voisin qui fait du cirque dans l’autre monde) s’enfuit dans un chapiteau en se glissant dedans, ce qui m’a beaucoup rappelé le film « ça » adapté des romans de Stephen King. Je vous conseille ce film si vous voulez avoir une vision de l’horreur pour enfant mais aussi pour vous montrer qu’il faut faire attention à ce que l’on souhaite…

Gaëtan Hirou T°2

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