Lors d'un concert du groupe mythique Metallica, un jeune roadie du nom de Trip (joué par Dane Dehaan) est envoyé chercher un paquet pour le groupe. Et c'est à peu près tous les éléments scénaristiques du film.
Through the never est en fait un énorme concert. Celui-ci reprend plusieurs éléments des anciens concerts du groupe, comme une chaise électrique entourée par 4 bobines de tesla pour Ride the lighting ou la destruction de la scène sur Enter Sandman. On sent que le réalisateur (mais aussi scénariste) Nimrod Antal, s'est plus concentré sur la relation musique/image que sur tout le reste (pour un film musical, c'est peut-être normal). Le choix des morceaux colle à la perfection aux trop rares moments ou l'on suit Trip. Mais l’insuffisance scénaristique dont je vous parle depuis le début est miraculeusement rattrapée par la présence de quatre monstres du Trash Métal : James Hetfieled (chant et guitare rythmique), Lars Ulrich (batterie), Kirk Hammett (guitare) et Robert Trujillo (basse) nous offrent un tel spectacle qu'on frôle l'orgasme auditif (pour les fans tout du moins, mais, en même temps, je vois pas bien qui d'autre peut voir le film, mais bon!). Pour la fin on a le droit à Hite The Light façon garage (uniquement avec des amplis) et à une grosse déception. Ah oui j'allais oublier : dans la BO, il n'y a pas le morceau Through the never qui est quand même, je le rappelle, le titre du film.
Pour conclure, ce film/concert est conseillé uniquement aux fans du groupe (ou du genre).
Kevin Dallas