Un film touchant, surprenant et rempli d'émotions, qui nous immerge dans un "fait divers" marquant en Italie. La première oeuvre de fiction, d'Andréa Ambrossio, Due euro l'ora nous raconte l'histoire de deux ouvrières, mortes lors d'une explosion dans une petite usine de textile.
Rosa (Alessandra Mascarucci), incarne parfaitement un personnage vivant, rempli de jeunesse et d'émotions, un peu perdu, qui nous fait réellement vibrer! Les scènes sont dans l'ensemble vraiment bien tournées, le dialogue et les plans s’enchaînent bien, ce qui donne un effet naturel à l'ensemble du film. Les moments de complicités entre Rosa et Gladys (Chiara Baffi) sont touchants et représentent très bien ce qu'on pourrait qualifier "d'idéal" de relation entre une mère et sa fille: relation importante quand on sait que Rosa n'a pas eu de mère présente. On sent également que la relation entre Rosa et son père, Enzo, est compliquée mais intense, on sent vraiment que les deux personnages ont des liens forts ; comme par exemple dans la scène où Rosa va remettre une couverture sur les épaules de son père, cela montre l'attention que porte la fille à son père.
On voit quand même, que l'histoire, bien que réelle, a été romancée par le scénariste : plusieurs passages ne faisaient pas partie du fait divers, mais après tout, le but du cinéma n'est-il pas de faire en sorte que le public accroche à l'histoire?
Pour conclure, je conseille vraiment ce film, on en oublie le sous-titrage, il est vraiment très prenant, très touchant... Un plein d'émotions garanti.
Candice Branger
