Réparer les vivants est un film de Katell Quillévéré sur le don d'organes, assez touchant mais qui reste tout de même réaliste et sobre. Cette fiction est un drame sorti en 2016. Elle met en scène Simon Limbres (Gabin Verdet) un jeune surfeur, qui, suite à un accident de voiture, se retrouve plongé dans un coma irréversible, et Claire Méjean (Anne Dorval), qui, au même moment, attend une greffe d'un coeur.
J'ai trouvé ce film très beau. Il ne dramatise pas trop la mort et la souffrance de la perte d'une personne. Le scénario du film est plutôt simple, il n'y a pas trop de détails ou trop d'informations inutiles. Les relations entre Claire et Anne, la musicienne (Alice Taglioni) et Simon et Juliette (Galatéa Bellugi) donnent de l'intensité et de la mélancolie au film. On suit tout au long de la projection la procédure du don d'organes (du donneur jusqu'au receveur). L'intrigue du film n'est pas très surprenante, dans le sens ou l'on se doute que le coeur de Simon va être transplanté à Claire; cependant, le jeu des acteurs est très bon, notamment celui d'Anne Dorval (Claire) : elle essaye de vivre comme si elle n'était pas malade, elle veut préserver ses fils. Egalement Thomas (Tahar Rahim), qui a le rôle délicat de parler du don d'organes aux parents de Simon. Il n'y a pas beaucoup de dialogues entre les personnages, la musique les remplace, elle est plus souvent présente. Le piano revient très fréquemment pendant les différentes scènes, je trouve que c'est un bon choix; en effet, il arrive souvent aux moments durs du film, et la musique parle alors d'elle-même. C'est également le cas lors des scènes de surf où le bruit de l'océan et le piano se marient bien et où les images sont particulièrement belles, spécialement lorsque la caméra « flotte » sur l'eau ou qu'elle filme Simon et ses amis surfant. La réalisatrice utilise le travelling avant et arrière à maintes reprises.
Un film simple avec de belles images et de l'émotion, qui montre surtout l'importance du don d'organes. Je le conseille à toute personne se posant des questions sur la procédure et qui hésiterait à franchir le pas.
BORRES Kim
