Timecode est un court métrage de 15 minutes réalisé par Juanjo Giménez. Il a obtenu la palme d’or en 2015, au festival de Cannes. Il retrace le quotidien monotone de deux gardiens de parking, un homme qui travaille la nuit et une femme le jour.
Un jour, Luna découvre la passion de Diégo un peu par hasard, la danse, en scrutant les caméras de surveillance du lieu. Ellepp se prête au jeu, tente une première chorégraphie. Au fur et à mesure que l’histoire avance, on remarque la progression de Luna dans cette discipline, grâce aux conseils uniquement visuels de Diégo, face à la caméra. Chaque jour, un post-it est placé sur l’ordinateur avec un numéro de caméra et une heure précise. Chacun regarde l’autre, tour à tour, à travers l’écran de surveillance.
Ce film est mon coup de cœur du festival espagnol. Il allie humour et poésie. Chaque plan est le témoin de la répétition monotone de leur quotidien. Les dialogues sont superflus. Le réalisateur a réussi à tisser un lien entre les personnages sur la base d’une passion commune. Cette passion est le fruit d’une relation complice et presque secrète entre les deux gardiens. Le fait de visionner les chorégraphies à travers une caméra permet une plus grande immersion dans l’histoire et l’image. Le scénario est réduit à sa plus simple expression, ce qui met en valeur les gestes, la danse.
A la sortie l’avis du public était unanimement favorable.
Gaël Chambet
