Un court métrage d’animation pour le moins original !
Il raconte l’histoire de cerfs qui se font poursuivre par des chiens (sans doute de chasseurs). Au bout d’une minute environ, les rôles s’inversent, et les cerfs se mettent à poursuivre les chiens. Le film est en fait une image de la vie.
Ce qui retient au premier abord dans ce court métrage, c’est le titre. Il est interpellant, ambigu. Pour le court métrage en lui-même, un truc est frappant : le fait que la (superbe) musique soit continuelle, ne s’arrête pas : cela rejoint bien les cerfs qui fuient continuellement, comme la musique.
Au fur et à mesure que la course s’éternise – tout comme la musique qui s’envole -, on voit quasiment un décor apocalyptique : le paysage se construit, le ciel s’obscurcit, les paysages se détruisent. Puis se reconstruisent. Puis se font emporter par des tourbillons de rivières qui débordent.
Au fond, ce film est bien une image de la vie – une vision un peu négative. Cette vie où il faut toujours courir, où tout change, où on est sûr de rien.
Ce qui est impressionnant, aussi, c’est la beauté des images, les transformations possibles, et les libertés que l’on a en utilisant l’animation.
Ce que je retiens le plus dans ce film, c’est la beauté des images, de la mise en scène, de la musique, le côté délirant de l’œuvre – et ça, j’adore.
Quentin Marlier
