Overblog Tous les blogs Top blogs Films, TV & Vidéos Tous les blogs Films, TV & Vidéos
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

cinebaudelaire.overblog.com

Blog des élèves de cinéma du lycée Baudelaire de Cran-Gevrier


1 : 54

Publié par les élèves du lycée Baudelaire sur 21 Mars 2017, 13:36pm

1 : 54

1 : 54, un film décevant. Sorti dans les salles françaises en mars 2017, ce long-métrage a été une première pour le réalisateur québécois Yan England.

 

1 : 54. Voilà un bien étrange titre… Il ne s’agit pas d’un code ni d’une division… En réalité, il s’agit du chrono que doit réaliser Tim sur 800 mètres pour participer au championnat national. En face de lui, son ennemi, sur la piste mais aussi au lycée, Jeff. Chef d’une petite bande, Jeff n’hésite pas à harceler le pauvre Tim sur son orientation sexuelle et d’autres sujets intimes. Pour son premier film, Yan England s’essaye tant bien que mal sur des sujets tabous, intimes tels que l’orientation sexuelle (différente des autres), ou encore le deuil.

L’affiche et le synopsis aurait pu faire penser à un film sur le sport… ce qui n’est vrai qu’en partie. Il s’agit d’un drame psychologique. Car avant d’être un film sur le sport comme on pourrait le croire, le long-métrage de Yan England est avant tout un film sur la vie de jeunes adolescents à un âge où la différence est la moins bien acceptée et plus facile à ridiculiser.

 

1:54 signe le retour sur nos écrans de l’acteur Antoine-Olivier Pilon, dévoilé lors du film Mommy de Xavier Dolan. L’acteur nous montre son jeu d’une justesse surprenante. Charismatique, il nous livre ici une performance incroyable, où un simple geste, un simple silence, peuvent en dire beaucoup plus qu’une phrase. Les personnages secondaires, Sophie Nélisse et Lou-Pascal Tremblay, jouent moins bien, mais viennent apporter un soutien important à l’acteur principal.

 

Le harcèlement scolaire. Très (trop ?) peu abordé au cinéma, il est montré de long en large pendant de longs moments, parfois ennuyants. Le sujet n’est pas assez étudié en profondeur, et c’est pour cela que le film se perd, notamment sur une fin dénuée de sens et presque hors-sujet par rapport à tout le reste. Yan England est également entré dans une répétition, entre le harcèlement, les moments intimes et enfin la course, offrant un cercle vicieux, monotone. On notera quand même de jolis plans rapprochés pendant le sprint final, fournissant un moment intense.

 

Yan England dénonce également les abus des réseaux sociaux. Il pointe du doigt ces réseaux qui peuvent, avec une simple vidéo blessante, anéantir une vie.

 

Pour terminer, je ferais une remarque plus personnelle, en indiquant qu’à certains moments les paroles étaient presque incompréhensibles, les protagonistes s’exprimant en québécois.

Dans les dernières scènes, les harceleurs diront une phrase qui prend tout son sens une fois le film vu : « C’était juste une blague ».

 

Les réseaux sociaux touchent directement les spectateurs et la compétition sportive est une belle métaphore par rapport à la compétition entre chaque élève. Alors oui, les comédiens offrent une performance remarquable. Oui, le sujet abordé est important et c’était un grand défi pour le réalisateur. Mais en voulant parler de ce sujet dans un premier film, Yan England s’est un peu trop perdu et n’a pas su classer ses idées. Je ne vous conseille donc pas ce film.

 

Armand Paris

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents