Incroyablement émouvant ! Tiré d'un roman autobiographique de Joseph Joffo, Un sac de billes, sorti en 2017, réalisé par Christian Duguay, est pour moi aussi poignant que rêveur pour parler d'un sujet grave: la déportation des juifs sous l'occupation allemande, pendant la Seconde Guerre Mondiale. Ce film raconte l'histoire de deux enfants parisiens, Joseph (Dorian Le Clech) et Maurice (Batyste Fleurial) Joffo. Alors que les allemands commencent à déporter les juifs, le père des garçons (Patrick Bruel) décide que ses fils partiront, seuls, vers la zone libre. Les deux frères font preuve d'un grand courage et de beaucoup de malice pour rallier le Sud de la France.
Ce film m'a beaucoup plu et bouleversé. Les deux garçons font face à des situations déchirantes, mais réussissent à s'en sortir, portés par l'espoir et leur solidarité mutuelle. Les deux acteurs principaux font ressortir toutes les émotions des deux frères en fuite, et cela avec un grand talent. Une performance particulièrement réussie pour Dorian Le Clech qui pourrait nous faire pleurer si l'on est bien plongé dans l'ambiance tantôt naïve et légère et tantôt grave et triste de l'histoire. Ce mélange de passages joyeux et tristes nous prouvent que malgré la gravité de leur situation, les deux frères font un merveilleux voyage ensemble et partagent des moments uniques. De très beaux plans de paysages, qui embellissent d'autant plus le voyage de Joseph et Maurice. On trouve également quelques scènes très fortes et très dures: l'exécution de Ferdinand (Kev Adams), ou celle de résistants, une scène de barbarie organisée vue par les yeux d'enfants innocents. Il faut avoir le cœur bien accroché, même s'il est impossible de regarder ces deux scènes avec indifférence. Seul petit bémol: la limite d'âge, fixée à 8-9 ans, alors que les deux scènes citées plus haut (et d'autres également) sont dures pour des enfants si jeunes.
Enfin, un film bouleversant sur tous les points. Je le conseille fortement, car il peint très bien le déchirement qu'entraîne la guerre.
Noé Bastard, 2nde 18
