Dans Cœurs purs, Roberto De Paolis nous montre d’une façon particulière mais intéressante, l’amour entre deux personnes que tout oppose.
Agnese 17 ans, vit seule avec sa mère catholique pratiquante qui lui demande de faire vœu de chasteté jusqu’au mariage. Stephano, 25 ans ; issu d’un milieu pauvre, travaille comme vigile dans un parking. Ensemble, ils oublient leurs problèmes du quotidien, mais la religion d’Agnese et la violence du monde de Stephano les oppose.
Roberto De Paolis nous plonge dans l’histoire avec une réalisation au plus près des acteurs, Selene Caramazza et Simone Liberati avec un cadrage souvent à l’épaule près des visages. Le réalisme du film est bluffant, avec une caméra qui suit les acteurs avec peu de stabilité dans certaine scènes comme les scènes de courses poursuites, le son et les bruitages nous immiscent dans l’univers des personnages comme si on y était.
L’opposition des mondes des deux personnages que nous montre Roberto De Paolis est très bien vue, avec d’un côté Agnese avec sa mère ultra protectrice qui pratique la religion, et de l’autre Stephano qui travaille dans un parking à côté d’un camps de gitans pour gagner un peu d’argent pour se loger et aider ses parents à la limite de l’expulsion. Beaucoup d’opposition sont montrées, comme Agnese et sa mère très proches au début du film, Agnese dort dans les bras de sa mère alors qu’à la fin, elles dorment dos à dos sans un regard l’une pour l’autre.
La façon qu’a Roberto De Paolis de filmer nous plonge totalement dans cette romance à l’Italienne, avec une histoire et des personnages qu’on découvre un peu plus tout au long du film. Enfin de compte, Roberto De Paolis nous tient jusqu’au bout avec un scénario imprévisible.
Maëlle Pradal
