L'histoire de Carbone est basée sur des faits réels : une immense fraude à la taxe qui aura coûté environ 1,6 milliards d'euros à la France et plus de 10 milliards à l'Europe. On suit alors le cheminement d'Antoine Rocca, un petit chef d'entreprise, qui rencontre de gros soucis financiers. Alors qu’Antoine pensait que tout était fichu, il reçoit une petit somme d'argent en raison d’avoir été plus qu'en règle avec la législation des émissions de carbone. Il se rend alors compte qu'une escroquerie est possible, mais pour ce faire il va falloir beaucoup d'argent. C'est là que l’histoire prend un tournant décisif.
Pour résumer très brièvement ce film, on pourrait le comparer au Loup De Wall Street français et sans humour. L’argent est toujours au centre de tous les sujets, c'est ce qui va détruire les personnages, mais aussi ce qui va leur servir de rédemption. La colorimétrie qui impose un ton très sombre donne parfois l'impression que le film est en noir et blanc. J’aime beaucoup la pureté de ce film, les émotions qu'il fait passer. Olivier Marchal arrive à nous faire ressentir la pression subie par Antoine. On espère qu'une chose, c’est qu'il sorte de ses problèmes. Il y a un souci à mon goût, bien que j’adore le rap d’Orelsan, je trouve qu'il ne colle pas très bien avec le film.
À part ce léger défaut, J’ai beaucoup aimé ce film. Plus pour la qualité de la réalisation, mais aussi pour sa morale très triste et très belle.
Evariste Lavorel
