Une palme d’or et beaucoup de talent, voilà ce que l’on peut attribuer à Ruben Östlund. The Square est la sixième réalisation du cinéaste suédois. Christian, un père divorcé est conservateur de musée et prépare sa prochaine exposition dont l’œuvre centrale est the square, « un sanctuaire où règne confiance et altruisme. En son sein, nous sommes tous égaux en droits et en devoirs». Il est facile de proférer de belles paroles, il en est autrement d’en mesurer le sens. C’est là tout le propos du film. A travers de nombreuses expériences racontées en parallèle, c’est la critique facile chez les artistes contemporains qui est pointée du doigt. Pari périeux de la part du réalisateur, lui-même artiste et donc potentiellement sujet aux mêmes critiques.
S’ajoute à ce scénario accrocheur, une réalisation remarquable. La rigueur dans l’esthétisme se doit d’être soulignée. Fredrik Wenzel (directeur de la photographie des deux derniers films de Ruben Östlund) apporte un point de vu novateur qui laisse le spectateur collé au fond de son siège à plusieurs reprises devant certaines séquences. Sans oublié la performance des acteurs comme celle du personnage principal (Claes Bang) ou encore celle du performeur incarnant un singe (Terry Notary)…
The Square est un film choc qui manque parfois de clémence avec ses personnages mais plein d’humour et de force.
BURQUIER Vianne
