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Blog des élèves de cinéma du lycée Baudelaire de Cran-Gevrier


High Flying Bird de Steven SODERBERGH - Geoffrey de Sainte Lorette

Publié par les élèves du lycée Baudelaire sur 2 Mars 2019, 18:03pm

High Flying Bird de Steven SODERBERGH - Geoffrey de Sainte Lorette

HIGH FLYING BIRD est un film, réalisé par Steven SODERBERGH, reconnue pour son film Sexe, Mensonges et Videos ayant reçus la Palme d'Or en 1989, ou pour sa trilogie Ocean. Il a fait donc fait ses preuves dans le cinéma d'art et d'essais et dans les milieux des blockbuster.

Son film raconte comment l'agent d'un joueur, Ray Burke (joué par André Holland),  tente de stopper un lock-out qui dure depuis 6 mois, en 72 heures. 

Un lock-out est le temps de négociations entre les syndicalistes des joueurs et les patrons de la NBA, qui se passe tout les 6 ans. Les joueurs aimerait mieux repartir l'argent générer , entre les patrons, les chaînes de diffusion et les joueurs. Pour obtenir leurs revendications ils font donc grève, et par conséquents, ni les joueurs, ni les agents ne touchent de salaire.  

Au bout de 6 mois les problèmes d'argent se font ressentir pour Ray Burke et son joueur Erick Scott (joué par Melvin Gregg). Il décide donc d'établir un plan pour faire pression sur les patrons en créant une ligue indépendante, où les joueurs (et les agents) décideraient de tout (sponsor, chaîne de diffusion, ect…). Face à cette menace les patrons des clubs, les chaînes de Télévision et les syndicats ont trouvé un accord.

High Flying Bird fait plusieurs références à l'esclavages et aux fait que des patrons blancs "exploitent" de jeunes athlètes noirs. Il le dénonce subtilement : par l'intermédiaire d'un personnage représentant le sport social (Spencer, joué par Bill Duke). Il se proclame comme un film contre la colonisation culturelle aux Etats Unis et on le perçoit par le livre "The Révolt Of The Black Athlète".

Le film contient des témoignages de jeunes joueurs qui racontent leurs entrer en NBA et la dureté du milieu. Ce qui apporte une touche un peu plus documentaire, mais très bien incruster dans le scénario. Cela amène un peu plus de concret à l'histoire, et permet de percevoir ce film comme un documentaire sur l'industrie de la NBA.

C'est un film intéressant, d'autant plus que c'est un film sur la NBA sans une seule images de match. Il est donc accessible à tout le monde : ceux qui aiment le basket comme ceux qui n'aiment pas. Le film est compliqué sans la notion du lock-out et la connaissance du marché entre les syndicalistes, les patrons et les chaînes de diffusion. Ce qui exige une certaine connaissance ou de faire des recherches. 

Ce film étant produit et diffusé par Netflix témoigne de l'évolution de l'industrie du cinéma. Car des réalisateurs comme Steven Soderbergh ou comme Alfonso Cuaron choisissent de faire des films sur cette plateforme. 

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