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Blog des élèves de cinéma du lycée Baudelaire de Cran-Gevrier


Les enfants de la mer

Publié par les élèves du lycée Baudelaire sur 22 Octobre 2019, 21:02pm

Catégories : #Animation, #Fantastique

Image tirée du film    ©Studio 4°C

Image tirée du film ©Studio 4°C

            Bonjour Mme.Lekter… Un instant, mauvais départ… Je recommence ! Bonjour chers lecteurs, je vais vous présenter le film d’animation japonais Les enfants de la mer réalisé par Ayumu Watanabe, animé et produit par le studio 4°C, adapté du manga éponyme écrit et illustré par Daisuke Igarashi. Ce long-métrage a été diffusé en avant-première au Festival international du film d’animation d’Annecy de 2019 et apparait sporadiquement dans les salles françaises depuis sa sortie officielle le 10 juillet 2019. Avant ce film, le réalisateur a fait divers travaux de commande, que ce soit pour des films ou des séries animées. On trouve Joe Hisaishi à la composition, particulièrement connu pour ses musiques dans la plupart des films d’Hayao Miyazaki. Au niveau des voix françaises (car si vous trouvez une séance du film en VOSTFR vous disposez d’une chance inouïe), on a, pour les trois personnages principaux, Ruka Azumi interprétée par Alice Orsat, Jonathan Gimbord prête sa voix à Umi et Garlan Le Martelot interprète Sora.

            Les enfants de la mer donne vraiment en sens au fait de le voir dans une salle de cinéma et non pas sur un écran de télévision tant il est immersif, cependant nous manquons d’indices pour comprendre certaines symboliques et parties de l’histoire.

            Donc quel résumé peut-on faire de cette histoire, demandez-vous ? Alors, au premier jour des vacances d’été, Ruka, une jeune fille, se retrouve exclu de son club après avoir volontairement blessé une camarade pour se venger d’un croche-pied. Elle décide de passer le reste de sa journée à l’aquarium où son père travaille, elle y fait la rencontre d’Umi, un étrange garçon aux dons aquatiques surnaturels élevé par des mammifères marins, des dugongs. Il est accompagné de Sora qui possède les mêmes capacités surprenantes que lui. Les trois enfants partagent une sorte de connexion avec les évènements surnaturels qui frappent la vie marine du monde entier.

 

 

            Tant que nous sommes dans l’histoire, commençons par-là, voulez-vous ? Une critique souvent revenue et que le film est trop énigmatique, et ne nous voilons pas la face, il l’est. Cependant en restant attentif du début à la fin, ou du moins la majeur partie du temps, on peut comprendre un certain nombre de symboliques et faire des liens en réfléchissant un peu pendant mais surtout après la séances, sans rechercher sur Internet l’avis des autres. Après, je comprends que le fait de devoir tant fouiller pour comprendre juste un pan de l’histoire soit vu comme un défaut, et je confirme je n’ai pas encore réussi à tout comprendre, il aurai fallu plus d’indices. Mais j’apprécie cette initiative car les films qui ne présentent pas tous leurs messages sur un plateau d’argent sont peu nombreux. Je ne souhaite pas qu’ils deviennent une majorité, j’aime juste les savoirs présents et qu’ils continueront d’exister. De plus, j’aime bien les univers énigmatiques, cependant ce film est limite trop énigmatiques. Pour ce qui est des thèmes abordé, on peut noter l’évolution de Ruka pour devenir adulte, l’écologie avec des décors sous-marins aujourd’hui introuvable sur notre planète, les choix importants avec le dilemme d’Umi entre choisir de vivre sur terre ou dans la mer ou encore l’unité des êtres vivants, qui revient plus ou moins à l’écologie. Mais j’oublie peut-être d’autres thèmes potentiels. Ensuite, on peut noter des défauts au niveau du manque d’approfondissement de l’histoire de nombreux personnages, surtout les secondaires : on sait trop peu de choses sur eux jusqu’à parfois être confus quant à leur fonction dans l’histoire principale, ce qui les rend particulièrement oubliables (et ça c’est triste). Et par moment, j’ai trouvé Ruka plutôt désagréable à cause de son impulsivité, mais je l’apprécie un peu quand même dans son ensemble…

 

 

            Donc où sont les qualités ? Pourquoi est-ce que t’as dit que c’est immersif, me demandez-vous ? Eh bien, tout ça pour dire que la force majeure du film réside dans son graphisme, son animation et sa bande sonore. Les décors sont particulièrement soignés et détaillés, faisant ressortir un réalisme hypnotique. Le charadesign un peu particulier est légèrement déstabilisant au début mais on s’y habitue particulièrement vite, et cela renforce l’identité déjà unique du film. L’animation fluide nous emmène dans un déferlement de couleurs vives à chaque instant, le tout dans un mélange de 2D et de 3D, d’animation manuelle et numérique plutôt réussi. L’animation manuelle se faisant de plus en plus rare cela renforce l’identité du film. La bande sonore est de qualité et toujours adaptée à la situation, ce qui est peu étonnant en sachant qui est le compositeur derrière. Toutes ces qualités visuelles et sonores sont renforcées par l’équipement installé dans les salles de cinémas, c’est la première fois que je peux dire qu’un film est totalement adapté aux salles obscures ! Les changements radicaux de couleurs n’ont pas le même impact sur un petit écran que sur un grand écran (Enfin… Ce n’est probablement pas le seul à faire ça…) ! Pour ce qui est du doublage français, il est acceptable, certaines voix de figurants semblaient un peu étranges de temps en temps.

 

 

            Pour conclure, Les enfants de la mer est un film d’animation particulièrement immersif dû à sa réussite visuelle et sonore avec une identité unique, mais il souffre d’un manque de développement de l’histoire de ses personnages et d’un manque d’indices pouvant nous expliquer la totalité de l’histoire. Malgré tout, avec les indices disponibles j’ai pu m’amuser à essayer de comprendre cette histoire après la séance. J’en sortais légèrement mitigée mais j’ai fini par l’apprécié un peu plus. Si vous aimez déchiffrer des univers énigmatiques ou que vous recherchiez simplement une expérience d’immersion sensorielle à couper le souffle, alors priez tous les dieux que vous pouvez pour qu’il ne soit pas diffusé trop loin de chez vous. Pour les chanceux qui étaient suffisamment curieux pour aller le voir, voici ma question : comment interprétez-vous ce gros Big bang métaphysique vers la fin du film ? Et ce crabe à la toute fin ?

 

 

DEMARS Cyrielle, TS4

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