Une expérience hors du commun.
Olka (Zofia Domalik), 17 ans, joue dans ce film le personnage principal, que l'on suivra tout au long du film. C'est dans le décor de la Pologne et principalement dans une maison de correction que nous découvrirons qui elle est, comment et pourquoi elle est arrivée là, et comment elle vivra dans cette succession d'évènements sombres : environnement hostile, personnages secondaires blessants, particulièrement méchants et indifférents, faux espoirs, viols...Ce qui permettra à Olka de ne pas abandonner, une chose : sa passion. Avec l'aide précieuse de son professeur de sport, elle a pour ambition de gagner son premier et prochain championnat, pour se faire repérer et intégrer l'équipe nationale.
C'est grâce à ses principales amies, Mania (Malwina Laska) et Agnès (Maria Sobocinska), qu'Olka aura le courage de poursuivre son rêve mais aussi, son objectif, on pourrait même dire sa raison de vivre, retrouver sa mère. Avec acharnement et de constantes évasions de l'orphelinat, elle la cherche désespérément depuis des années, sans grand résultat.
Outre le fait que les principales actrices/acteurs jouent parfaitement leurs rôles, il y a aussi dans ce fillm un énorme et fascinant travail de réalisation et de montage. Cela passe par les plans, tous aussi bien mis en place les uns que les autres : les gros plans sur les personnages arrivent à nous toucher, presque physiquement même, les plans séquences donnent l'impression d'être dans le décor..de tout voir, de tout entendre , de tout ressentir. Ce film est construit et rythmé d'une manière stupéfiante. Dans les moments tristes comme dans les joyeux, on se sent avec eux, juste là, en face d'une vie et d'événements qui dépassent l'adolescente. Même le jeu de couleurs et de lumière nous submerge. Tout est sombre. Ciel ou terre, paysage ou bâtiment, les couleurs