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« Un film aimé par 92% des utilisateurs de vote ». « Suzume, un impressionnant road movie au pays du soleil levant » d’après Télérama.
Ce film est un véritable chef-d’oeuvre, les notes, les avis nous le démontre. Pourtant à sa sortie en France en 2023, il n’avait pas tant fait de bruit. Aujourd’hui, je me dois de lui rendre justice, d’autant plus qu’à défaut d’être encore en salle, il est enfin disponible sur plateforme. En effet, l’on peut le regarder sur Canal+. À cette occasion, retournons sur les bases de ce superbe film.
Suzume est le cinquième long métrage de Makoto Shinai, un réalisateur japonais que l’on connait notamment pour son chef-d’oeuvre au succès mondial de 2016, Your Name, produit par la société de production CoMix Wave Film. Le succès de ce film repose sur trois éléments principaux : la bande son du groupe Radwimps qui est spectaculaire, les personnages, sensibles et tellement attachants et enfin les décors, sublimes et hétérogènes que nous propose le film. En effet, c’est la grande spécialité de Makoto Shinkai de nous faire voyager grâce aux palettes visuelles de ces films. Et l’on reconnait bien sa touche artistique dans Suzume; la bande son est réalisée par le même groupe que pour Your Name, l’on retrouve encore une fois deux personnages principaux que tout oppose et qui pourtant, vont devenir proches au de la de toute étiquettes et de somptueux décors mouvants et toujours plus admirables évidemment, il a de nouveaux collaboré avec COMIx Wave Films pour ce super projet.
Suzume raconte l’histoire de… Suzume, une adolescente vivant dans une petite ville dans la région de Kyushu, dans le sud-ouest du Japon. Lors d’un jour qui lui semble être ordinaire, elle croise un jeune homme cherchant une porte située d’après lui dans des ruines. Elle lui indique un lieu ressemblant à sa description et décide de s’y rendre. Sur place, elle ne trouve pas le jeune homme mais bel et bien une porte au milieu de l’eau. Intriguée, elle l’ouvre et on découvre avec elle un monde comme hors du temps. Une sublime vallée où règne une nuit accompagnée d’un ciel absolument incroyable tant par sa beauté que par la mélancolie qu’il dégage. Aux côtés de la porte, une sorte de statuette, « la pierre de voute » qui, dès que Suzume la touche, prend vie et s’enfuie. La jeune fille va alors en cours et c’est une fois arrivée qu’elle voit au loins une sorte de tornade rouge qui provient des ruines. L’alerte aux séismes des téléphones des élèves se déclenche à ce moment précis. Paniquée d’être la seule à voir la tempête au loins, elle reprend à toute vitesse le chemin de la porte et y voit le beau jeune homme tenter en vain de refermer la porte d’ou s’échappe le « ver » comme l’appelle le garçon. L’alarme se déclenche à nouveau tandis qu’ensemble, il scelle la porte et par la même occasion, le vers. Suzume emmène l’homme qui a été blessé chez elle pour le soigné et apprend alors qu’il s’appelle Sota. Il lui explique que c’est son rôle, de fermer les portes pour y maintenir le vers. C’est à ce moment q’un chat apparaît. Attendrie, Suzume le sourit et c’est alors que le chat lui parle. S’il se montre bienveillant envers elle, il semble avoir une certaine aversion pour Sota et le transforme en tabouret, celui que Suzume avait quand elle était enfant. Sous cette forme, impossible pour lui de fermer les différentes sorties du vers en direction de notre monde et Suzume se retrouve prise dans un voyage aux quatre coins du japon pour sauver notre monde de la destruction.
C’est à travers ce voyage que l’on découvre réellement les personnages du film et leur passé. Suzume a perdue sa mère très jeune, après que celle-ci lui ai fabriqué une petite chaise, celle en laquelle Sota se transforme. Et si à première vu ça peut par aitre très étrange, cela permet de créer un lien émotionnel entre Suzume qui n’arrive pas à se détacher de son traumatisme d’enfance par la présence de cette chaise qui d’un côté lui rappelle la perte de sa mère, mais d’un autre côté qui est la seule chose qui lui reste réellement de cette dernière, et entre Sota qui se retrouve dans l’incapacité à remplir sa mission qui est pour pour lui l’unique moyen de rendre son grand-père véritablement fier.
J’ai été particulièrement touchée par la moral que nous offre le film; l’on y suit la prise de maturité d’une jeune fille par rapport à son passé, mais aussi son émancipation par le fait qu’elle réussisse là où elle pensait échouer. De plus, l’aventure des personnages nous dévoile par le biais de flashbacks, le liens si fort qu’entretient Suzume avec sa mère, qu’il dépasse les frontières de la mort. En effet, l’héroïne veut devenir infirmière comme l’était sa mère et elle a hérité de sa plus grande qualité, son dévouement pour les autres. Suzume était prête à mourir pour sauver les habitants du japon des séismes, comme sa mère avant elle. Ces séismes, expliqués par la présence des vers dans le film, ont réellement eu lieux. C’est ce que Makoto Shinkai a expliqué dans une interview: « Suzume en est une rescapée des séismes dévastateurs de 2011 qui part vivre chez sa tante. » Dans le film, cet événement est expliqué par l'existence d'un ver vivant dans le « Monde éternel ». Les désastres se produisent lorsque ce ver parvient à sortir par les portes que Suzume doit refermer.
Ce film est vraiment immersif, de part la beauté des paysages, mais aussi par les doublages qui selon moi, sont aussi percutants en vo qu’en vf, bien que je n’ai eu la chance d’entendre le doublage japonais que par la bande annonce, il m’a semblé que la vf était vraiment de bonne qualité puisque certains des dialogues sont véritablement poignants.
Vous l’aurez compris, Suzume est un chef-d’oeuvre qui mérite amplement le haut du panier des films d’animation de 2023 et qui vous fera retomber en enfance pour votre plus grand plaisir.
Kimi Kieger, 1ère 3