Priscilla, la biopic tant attendue de Priscilla Presley réalisée par Sofia Coppola est enfin sortie en 2023. Jouée par Cailee Spaeny, la jeune Priscilla rencontre l’irrésistible Elvis lorsqu’elle à 14 ans, dans la base militaire en Allemagne où son père à été affecté. Le jeune chanteur incarné par Jacob Elordi tombe vite amoureux de la petite, tout en gagnant de la popularité dans son pays natal. La différence d’age semble le freiner mais pas assez pour l’empêcher d’entretenir une relation avec celle-ci. Les différences de vie les sépareront mais leur histoire ne s’arrête pas là. Tout au long du film nous témoignons de la relation fluctuante entre les deux individus.
Les premières choses qui nous sautent au yeux dans Priscilla sont les visuels pastels et saupoudrées des plans. La colorimétrie tombe dans les tons roses et bleus avec des instants de couleurs intenses lors des concerts de ce dernier. Une représentation idéalisée mais néanmoins agréable a regarder des années 60. En se focalisant sur les aspects positifs du film, la bande originale composée par Phoenix est exquise. Celle-ci figure des musiques comme Baby, I love you des Ramones, Venus de Frankie Avalon ou Sweet Nothin’s de Brenda Lee, nous entraînant dans le monde envoûtant de la musique des sixties. Les costumes jouent un grand rôle dans le cinéma d’époque et Lizzy Gardiner nous à certainement bluffé. Des grandes robes, aux jupons, aux chemises de nuits et aux chapeaux tissés, tout les détails sont des plaisirs visuels accordant à la costumière un Oscar bien mérité.
Les personnages ont été correctement interprétés par les acteurs, sans exploits mais sans critiques pour autant. En revanche, nous en venons au pire.
La déception ressentie face au scénario est difficile à cacher. Les dialogues étaient creux, vides de sens et sans fin explicable. Quelques scènes avaient du potentiel pour être intéressantes ou même profondes mais elles finissaient toutes, sans exception, par nous laisser sans réponses avec un sentiment de non-aboutissement. À la sortie du film, j’ai eu l’impression d’avoir gaspillé deux heures de mon temps pour une fausse satisfaction visuelle et un point de vue radical sur l’écriture de Coppola, pourtant acclamée prestigieusement. De plus, le film survole totalement l’emprise de Elvis sur Priscilla avec des scènes, certes belles, mais courtes et sans suite logique.
Le seul mot me venant à l’esprit pendant mon visionnage était « pourquoi », finalisé par « c’est tout? » à l’instant où le générique est apparu sur le grand écran.
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- Nina Hetherington