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Wish: Asha et la bonne étoile, est le 62ème classique d’animation des studios Disney. Ce film nous dépeint l’histoire d’Asha, une jeune fille doublée en vo par la talentueuse Ariana DeBose et en vf par la non moins douée Océane Demontis, vivant dans la ville de Rosas. Ce royaume, célèbre après que le roi Magnifico, doublé en vo par Chris Pine et en vf par Lambert Wilson, l’est fondé grâce à la magie a une particularité, en effet, ses habitants peuvent confier leur voeu le plus cher au roi et ainsi espérer qu’il se réalise un jour. Alors qu’elle est en rendez-vous avec le souverain Magnifico, Asha se rend compte qu’il n’a aucunement l’intention de réaliser les rêves des gens, mais qui se contente seulement de leur voler pour accroître sa propre puissance. Asha, ses amis et la reine Amaya, doublée en vo par Angelique Cabral et par Isabelle Adjani en vf, essayent alors d’arrêter le souverain devenu fou après l’utilisation de la magie noire tandis qu’une étoile, personnification de l’espoir et des rêves, aide Asha à comprendre qui elle est.
Ce film est un hommage réalisé à l’occasion des cent ans des studios, de ce fait, de très nombreux passages et personnages sont des références directes aux films cultes qui ont bercés tant d’enfances. Cette comédie musicale d’animation qui tire sur le film d’aventure est donc évidemment un film pour toute la famille qui émerveillera les plus jeunes par son histoire féérique et qui impressionnera surtout par la beauté de ses plans; qu’ils soient serrés, nous révélant la précision des traits des personnages réalisés à l’ordinateur, ou larges, nous subjuguant grâce à des décors faits grâce à la traditionnelle aquarelle utilisée depuis les tout premiers films des studios, tout en nuances de bleus nous plongeant dans l’atmosphère paisible et délicate du film et nous donnant un aperçut du talent des l’équipes ayant réalisé le film; Chris Buck et Fawn Veerasunthorn à la réalisation, Jennifer Lee et Alison Moore en tant que scénaristes. Mais l’un des éléments les plus particulier et merveilleux du film est la musique que l’on doit à David Metzeger, Julia Michaels, Benjamin Rice et JP Saxe. En effet, je considère la bande son d’un film comme une sorte de personnage à part entière du moment qu’elle arrive à nous faire ressentir des émotions, ce qui est clairement le cas pour Wish où elle est vibrante et nous transcende, nous faisant retomber en enfance.
Ce film est sublimé par des personnages hauts en couleurs et foncièrement humains. Le meilleur exemple étant pour moi les amis de l’héroïne: clin d’oeil direct aux sept nains de part les couleurs de leurs vêtements, mais aussi et surtout par leur personnalités inspirés des compagnons de Blanche-Neige. Ces personnalités si spécifiques et différents permettent de s’identifier à eux et de casser l’aspect « parfait » des personnages Disney et cela permet de découvrir un plus large éventail d’identités ce qui est rafraichissant. Naturellement, l’héroïne est courageuse et bienveillante quoi que différentes des autres. En effet, elle n’hésite pas à se lever contre le pouvoir en place quand il lui semble injuste. Enfin, le méchant est tout en nuance, il pense faire ce qu’il considère comme le bien avant de sombrer dans la mégalomanie, ce qui ne l’empêche pas d’être véritablement comique.
Asha et la bonne étoile est un film d’animation ancré dans son époque. En effet, le message qu’il transmet est fort, nos rêves forgent qui nous sommes et il faut travailler dur pour les voir se réaliser. De plus, c’est une critique de l’autocratie et de la dictature, on le constate par l’évolution du personnage de Magnifico et des efforts fournis par les autres personnages pour l’arrêter.
Pour conclure, ce film est un bol d’air pur au sein des studios Disney. Cassant les codes d’une princesse qui attend d’être sauvée et de personnages foncièrement gentils et parfaits, l’on a ici la chance de découvrir une femme forte qui se bat pour ses convictions, accompagnée par des amis et une famille qui ont naturellement des défauts, mais qui sont foncièrement humains, tout comme le grand méchant qui n’est pas qu’une figure abstraite représentant le mal, mais un homme qui s’est perdu dans sa propre folie. J’ai apprécié le visionnage de ce film, autant pour sa beauté visuelle que pour son histoire, sans oublier la musique percutante qu’il nous offre.
Kimi Kieger
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