Lors d'un safari avec son père Nikolai, un oligarque russe dont la cruauté a jadis poussé sa mère au suicide, Sergei Kravinoff (aka Kraven, interprété par Aaron Taylor-Johnson) est attaqué par un lion, qui vient très près de le tuer. La potion miraculeuse de Calypso (interprétée par Ariana DeBose), une prêtresse vaudou, permet non seulement au garçon de survivre ; elle lui confère aussi une force surhumaine et un nouvel objectif : protéger la nature des braconniers et des criminels de toutes sortes. Élevé au titre de "chasseur", ses faits d’armes attirent rapidement l’attention d’un assassin redoutable, dont les pouvoirs sont comparables aux siens : le Rhino (interprété par Alessandro Nivola).
Dès les premières images, Kraven the Hunter se distingue par une mise en scène audacieuse, où chaque plan est réalisé pour accentuer sur le caractère impitoyable de son protagoniste. Les gros plans sur les yeux de Kraven, par exemple, permettent de capter l'intensité du regard, ce qui nous plonge au cœur de la détermination sans pitié du personnage. Les moments de zoom rapproché sont entrecoupés de plans plus larges qui filment aussi l'environnement sauvage autour des personnages, faisant un contraste puissant entre l'homme et la nature. Les mouvements de caméra permettent aussi au spectateur d'être plongé dans les traques.
Le travail du son lui aussi est important, les bruits d'ambiance ne sont pas seulement un décor, mais ce sont des éléments qui se nouent avec les émotions des personnages (bruissement des feuilles ou le rugissement d’un prédateur, acouphènes). La musique accentue la tension qui naît des actions ou choix du héros. Les moments de silence sont aussi très importants, surtout dans les scènes de traque, le silence va permettre d'ajouter du suspense.
Les plans et les sons permettent de jouer sur les ressentis, immergeant les spectateur dans l'angoisse et l'action qui est mise en scène.
Le film commence sur les événements présents, dans une prison, puis s'en suit le reste du film avec un falsh-back de ce qu'il se passait 16 ans au paravent, ce flash-back permet de présenter le contexte et les personnages. Nous y apprenons l'importance des parents dans le développement des personnages. Le rôle inspirant et confus de la défunte mère, présente uniquement dans les souvenirs où elle est mise à mal. Le rôle du père, violent et sec, telle une menace vis-à-vis de sa famille, crucial dans la tournure des actions de Sergei. Les relations entre les différents personnages ont des liens forts, elles démontrent aussi la présence d'un conflit identitaire. Sergei et son frère Dimitri ont une relation puissante, amenant à de forts enjeux de vie ou de mort pour la protection de l'un.
La belle réalisation est souvent mise à mal par l'intrigue parfois très simple à deviner, si ce n'est trop simple pour qu'elle nous viennes à l'esprit, et les dialogues et actions clichés, notamment entre Kraven et Calypso.
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