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Blog des élèves de cinéma du lycée Baudelaire de Cran-Gevrier


HURLEVENT

Publié par les élèves du lycée Baudelaire sur 28 Février 2026, 14:57pm

HURLEVENT

Un amour passionnel, aussi ardent que brûlant. Voilà le thème majeur de ce film, inspiré du roman d'Emily Brönte " Les Hauteurs de Hurlevent ". Ce long-métrage, réalisé par Emerald Fennell, suit l'histoire d'amour entre les personnages Heathcliff (Jacob Elordi) et Catherine (Margot Robbie). Une passion ardente par sa beauté et sa force, mais brûlante par sa férocité et sa destruction.

 

Le film commence de façon "charmante", avec une pendaison publique. On est au XVIIIe siècle, et dans la foule se trouvent, catherine enfant (Charlotte Mellington), ainsi que sa compagne rémunérée, Nelly (Vy Nguyen, version enfant de Nelly), fille illégitime d'un aristocrate. La romance connait son origine, lorsque M. Earnshaw, père de Catherine (Martin Clunes), revient d'un voyage avec un garçon (Owen Cooper) pour sa fille, qui lui servira de compagnon. Cathy (Catherine) s'attache à lui et le baptise Heathcliff. Ainsi commença une histoire d'amour ambiguë sous, promesses, maltraitances, et sacrifices.

Le temps passe sur les landes du Yorkshire, où se situent nos personnages, maintenant devenus adultes. Le père, sombre progressivement dans l'alcool et s'endette au jeu. Heathcliff est maintenant un domestique, et adopte une apparence négligée. Quant à Cathy, elle voit sa famille s'éffondrer. Sans argent, elle se doit de faire changer les choses, pour elle, pour Heathcliff, pour son père. Elle envisage alors de séduire Edgar Linton (Shazad Latif), leur voisin riche. Elle réussi son coup, et revient à Yorkshire, différente, élégante, après 6 semaines d'abscence. Elle est fiancée. Heathcliff prit par la jalousie, brûle de haine, mais rien n'empêchera le lien qui rattache Cathy au domestique. Cependant, lorsque celui-ci entend la moitié d'une conversation entre Cathy et Nelly (Hong Chau), à propos des tourments de la jeune Earnshaw, celui-ci fuit et disparaît. Entendre Cathy le rejetter, lui était insupportable. Mais elle l'aimait. Ainsi les deux protagonistes se retrouvent blessés et détruits.

HURLEVENT

Commence alors, de longs chapitres remplis de destruction, jalousie, malaise, changement et d'amour, consumé par la haine.

En effet, "Hurlevent" met en scène, les décors du XVIII-XIXè siècle avec une touche de folie et d'émancipation. Dans ce film, on voit l'humain dans toutes ses formes, dans son innocence comme dans sa rage. On apprend les conséquences de l'amour et de la haine. On subit les ravages de la vie, avec les personnages. On se sent trahit par notre propre envie. Il met en scène les limites du malheur, de la jalousie, de la manipulation. Ceci couronné par des scènes perturbantes, et des plot twists poignants. Emerald Fennell nous fait passer par toutes les émotions, tout en nous faisant vivre une histoire d'amour vicieuse. Les morales de ce film, sont innombrables. Les 3 principales étant : accroche-toi à ceux que tu aimes, ne fait pas confiance à ceux qui t'idolâtre et pèse les conséquences de tes actes.

Ici se sont les relations qui prime, soit elles mènent à la perte, soit à la victoire.

 

HURLEVENT

Pour ce qui est du son, des acteurs et de l'image, dans ce long-métrage, Emerald Fennell à excellée. "Hurlevent" est plutôt consisté de "gros plans" et de "plans taille", qui pourraient métaphoriser le côté charnel de ce film. Ou encore, le "souffle court", que ce long-métrage provoque chez le spectateur, un souffle avec peu de place, serré. Les couleurs et la beauté des plans, viennent rajouter une couche d'admiration envers cette oeuvre. Souvent assez neutres, laissant échapper le rouge vif, les couleurs des plans harmonisent parfaitement, dans un magnifique bain de sang.

HURLEVENT

Les images nous confrontent souvent avec ce rouge, signifiant l'amour et la destruction, à la fois. D'autres plans nous calment, avec des tintures grisées, verdâtres, brouillardeuses. Autres plans encore, font preuve de multicoloration, nottament dans la demeure de M.Linton, malgré des tons, tout de même, assombris par moments. L'image dans ce film bluff par ses contrastes et ses sens, par son explosion et son authenticité. Une vraie oeuvre d'art. 

 

Celle-ci brille davantage avec la bande son. Charli XCX vient donner une touche de férocité, de brutalité, avec son album "wuthering heights" (Titre de "Hurlevent" en anglais), composé pour ce long-métrage, et qui est donc la BO du film. Sur les réseaux, la musique de l'album qui tourne le plus, et qui se rattache le plus à "Hurlevent" est "chains of love", qui connait donc un grand succès. Ce titre montre le côté plus passionnel de la romance entre Cathy et Heathcliff. Cependant d'autres titres de l'album, comme "house featuring John Cole", met en oeuvre des grincements de violon stridents, et une sonorisation électro qui crée une grande tension. Ce titre, à l'opposé du précédent, est oppressant, illustre la jalousie et la manipulation des personnages dans "Hurlevent". Ce qui montre une fois de plus, les différentes facettes de ce long-métrage. 

 

Le choix des acteurs est également un avantage à ce film. Jacob Elordi et Margot Robbie, comme à leur habitude, offrent ici du grand spectacle. De plus, on découvre de nouveau Owen Cooper à l'écran, après son décollage avec la série "adolescence". Chaque acteur fait vivre son personnage merveilleusement, et nous fait entrer dans le récit sans aucun effort. 

 

Pour finir, on peut parler des choix de décors et de mode de la réalisatrice : perturbants, harmonieux, vifs... Tout au long du film on se sent happés dans les landes de Yorshire, dans la vaste demeure de Linton, dans la pauvreté et la misère de la maison Earnshaw. Les robes magnifiques de Cathy, nous font naviguer dans le temps des nobles, et nous laissent désireux de son aise. Les coiffures, les unes plus complexes que les autres, se font facilement remarquées. Ce film ébloui grâce à son portrait de l'époque, son audace, et son émancipation. Non seulement les décors sont époustouflants, mais ils sont aussi perturbants. En effet la réalisatrice à créée une chambre entière, aux couleurs et formes de la peau de Catherine. Un élément des plus choquants.

 

HURLEVENT

En conclusion, "Hurlevent" explore l'extremum humain, avec une histoire d'amour au goût âcre. Il choque le spectateur : par l'image, par le scénario, par la folie. Il montre la destruction que deux âmes abîmées peuvent causer. La jalousie et la manipulation, dans son plus haut point. Il jette au visage, les vérités, les conséquences. Il empoigne le coeur du spectateur et décide d'en faire sa marionnette. 

C'est un film pimenter, ardent, bluffant et audacieux.

Une fois que vous l'aurez vu, il fera partie de vous pour toujours.

 

DA SILVA LIMA Santiago

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