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Blog des élèves de cinéma du lycée Baudelaire de Cran-Gevrier


Stoker

Publié le 13 Mai 2013, 18:36pm

Après la mort de son père dans un étrange accident de voiture, India, une adolescente, voit un oncle dont elle ignorait l’existence, venir s’installer avec elle et sa mère. Rapidement, la jeune fille se met à soupçonner l’homme d’avoir d’autres motivations que celle de les aider. La méfiance s’installe, mais l’attirance aussi…

Dans "Stoker", ce qui frappe d’abord, c’est l’esthétique glaciale. Tout est d’une beauté froide fascinante et menaçante, l’oncle Charlie bien sûr, mais aussi les acteurs, Nicole Kidman, Mia Wasikowska et Matthew Goode filmés d'une telle façon que leur visage parfait, leur regard perçant, l’harmonie quasi surnaturelle de leurs traits sont mis en valeurs. Leurs gestes sont élégants, leurs déplacements sont majestueux. Jusqu’à la maison et le jardin de la famille "Stoker", tout ce qui les entoure paraît trop propre, trop symétrique, revêtu d’une étrangeté magnétique.

Park Chan-wood a su instaurer une atmosphère angoissante et dérangeante grâce à une manière de filmer remarquable. L'univers rappelle un peu celui du film suédois Morse, même si cette fois il n'est pas question d’événement surnaturel, le monde dans lequel évolue les personnages semblent pourtant à part. Le spectre de Dracula, ainsi que le célèbre Hitchcock, plane tout au long du film, car on baigne dans un univers qui semble lisse et parfait, alors que beaucoup de pulsions malsaines et meurtrières sont refoulées.

Le bande son est fantastique, car on pose un autre regard sur plein de petits moments de la vie insignifiants (comme par exemple l'épluchage d'un œuf ou encore une araignée qui grimpe sur un tissu) grâce au son qui est amplifié et qui donne un aspect assez original. Les images et le montage du film sont tout aussi époustouflants car par exemple on arrive à passer du peignage de cheveux à un champ d'herbe de façon tout à fait naturelle et cela rend le film vraiment intéressant d'un point de vue visuel.

La tension monte crescendo dans le film uniquement grâce à des plans construits de manière mathématique ou la lumière qui donne un ton laiteux à l'image ou encore un contraste entre la lumière fade et une explosion de couleur.

Tout semble si parfait dans STOKER, que lorsque tout le film tombe dans la perversité et le carnage, cela n'en devient que plus intéressant...

En bref, ce film sera apprécié par tous les adeptes du genre!

Emilie MODRZYK

Stoker
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