Le docteur Ryan Stone(Sandra Bulock) est une brillante experte en ingénierie médicale et réalise sa première expédition à bord d'une navette spatiale en compagnie d'un astronaute un peu fou sur les bords, Matt Kowalshy (Georges Clooney). Il s'agit alors d'un contrôle de routine, mais la navette spatiale explose dans l'univers, laissant les deux héros livrés à eux même dans un silence et une solitude infinie. Ils cèdent peu à peu à la panique, leurs chances rentrer sont minces et leur réserve d'oxygène aussi. Réussiront-ils à retourner sur notre précieuse Terre?
Gravity est un film loin des stéréotypes hollywoodiens. L'actrice Sandra Bulock n'a rien à voir avec l'image de la femme attendue: cheveux court, teint blafard...C'est la naissance d'une femme qui avait perdu tout espoir en la vie après avoir perdu son propre enfant. Georges Clooney permet d'apporter un souffle à ce film, qui est pesant à cause de ce silence. Bien qu'il soit le cliché parfait de l'homme et qu'il puisse se montrer détestable, le film n'aurait peut être pas eu la même portée sans lui. Son personnage a réussi sa vie et il peut lâcher prise, mais sa collègue, elle, n'a pas encore vécu et doit se battre pour pouvoir y arriver.
Les moyens mis en oeuvre pour réaliser ce film sont absolument époustouflants. On se croit vraiment dans l'espace et les images sont à couper le souffle. L'angoisse est présente, bien qu'elle aurait pu l'être davantage. On ressent ce que Ryan ressent, mais peut-être pas suffisamment pour se croire à sa place.
Le film montre une femme dépendante des hommes, et son voyage dans l'espace lui permet de se voir elle-même pour la première et de prendre conscience qu'elle n'a pas besoin d'un homme pour réussir.
Gravity est un film intéressant du point de vue technique, mais aussi du point de vue du sens que les réalisateurs ont souhaité lui donner. Cependant, en sortant du film, on ne sait pas vraiment si on l'a aimé ou trouvé ennuyant. Car, dans l'espace, il y a un lourd silence qui pèse sur l'ambiance du film, et on se dit que 1h30 c'est suffisant.
Emilie MODRZYK
