La vie d'Adèle, chapitre 1 et 2
de Abdellatif Kechiche
C'est l'histoire d'Adèle, jeune fille de 15 ans au début du film et qui se cherche encore. Et puis les garçons la déçoivent, elle s'ennuie dans leurs bras. Un soir, dans un bar gay dans lequel elle se trouve par curiosité, elle fait alors la rencontre d'Emma : une jeune et belle femme aux cheveux bleus, étudiante aux beaux arts ; et toutes deux tombent amoureuses, se mettent ensemble et c'est l'histoire de leur vie amoureuse au fil des années ; avec ses hauts et ses bas.
La caméra suit sans cesse Adèle, dans toutes situations : lorsqu'elle rit ; lorsqu’elle est en colère ; lorsqu'elle pleure avec d'ailleurs des gros plans sur son visage : recouvert de larmes, de morve et de bave ; lorsqu'elle mange ses spaghettis bolognaises s'en mettant partout autour de la bouche. Abdel Kechiche a décidé de suivre son personnage dans la plus sincère des spontanéités. Le rendu est génial et nous sommes subjugués par le personnage d'Adèle. Adèle Exarchopoulos et Léa Seydoux jouent avec une grande justesse et beaucoup de générosité : le casting est parfait. J'ai aimé ce film. D'une durée de trois heures, il en parait deux, et, après la fin extrêmement ouverte, on en demande encore. Ce n'est pas l'histoire qui fait tout le film. C'est aussi les plans ; toujours travaillés avec sincérité, alors ainsi, la scène de sexe de vingt minutes, qui dévoile absolument tout, nous est présentée tel un tableau et ne dérange ni ne choque beaucoup le public, bien que l'on puisse y trouver une certaine longueur.Le réalisateur joue également beaucoup sur les gros plans sur les têtes de ses personnages qui sont souvent fort expressives. Le film est aussi le dialogue. C'est un dialogue franc et vif, comme le caractère que possèdent Adèle et Emma.
Je recommande d'aller voir ce film, il nous transporte, nous vide et nous sommes absorbés par la beauté du cinéma d'Abdellatif Kechiche.
Lou Mollier