Salomon Northup est un homme noir libre originaire de l’état de New York, Etats-Unis. Il vit par ailleurs avec sa femme et ses deux enfants, est un violoniste de renom, et un homme lettré. Il rencontre deux hommes qui se disent tenanciers d’un cirque mettant en scène des ‘nègres’ et il accepte leur offre. Salomon se réveille alors dans une cave d’un bâtiment abandonné, les membres enchaînés : ses papiers d’homme libre sont détruits et il est vendu comme esclave. Débute alors douze longues années de travaux forcés, de coups de fouet et de changements de maitre avant une libération inespérée.
Ce film, basé sur une histoire vraie, est signé Steven McQueen ( II ). Le casting est en or : Chiwetel Ejiofor (Love Actually) joue Salomon d’une manière juste, sans jamais tomber dans le mélodramatique et garde cette force d’homme libre. Au second plan, Benedict Cumberbatch (Sherlock, Cheval de Guerre) interprète le premier Maitre de Salomon qui nous apparait comme un homme bon, ou tout du moins, le meilleur homme de la pire espèce. Son jeu est alors magnifiquement contrebalancé avec celui de Michael Fassbender (Cartel) , maitre alcoolique, dur, violent et intransigeant en ce qui concerne le travail des nègres.
La musique, sur base de blues afro-américain, est un plaisir et permet une belle immersion dans le travail des plantations. Seul défaut notable : il y a énormément de plans de ciel, de forêt, de plantes, ce qui a parfois tendance à ressembler à un reportage sur la nature.
On avait déjà eu Django de Tarantino et pourtant 12 Years a Slave se démarque encore, et on se rend bien compte, avec ses dix nominations aux BAFTAs (équivalent britannique des Oscars) et ses dix nominations au Oscars également, notamment pour le meilleur scénario, que Steve McQueen nous livre ici un grand film.
Romane Audin