Avant d’être un film, Jack et la mécanique du cœur est un roman de Mathias Malzieu.
Auteur, compositeur et interprète, il est aussi le chanteur du groupe de rock français Dionysos. Il a fait appel à Grand corps malade et Olvia Ruiz pour les voix de ses personnages.
L’univers décalé et quelque peu « burtonesque » de ses clips se retrouve dans son film, ce qui donne une fiction poétique pleine de sentiments.
« Edimbourg, 1874, le jour le plus froid du monde. A la naissance de Jack, son cœur gelé se brise immédiatement. Pour le sauver, la sage-femme qui l’a mis au monde a remplacé son cœur par une horloge. Depuis, il prend soin d’en remonter chaque matin le mécanisme afin qu’il ne s’enraye. Le garçon doit également éviter toute émotion, que ce soit la colère ou l’amour.
Mais sa rencontre avec une chanteuse de rue va bouleverser son existence… »
Le scénario plutôt simple du film, et le scénario un peu niais, est largement étoffé par l’animation numérique riche en détails. J’étais réticente à l’idée d’aller voir un film d’animation numérique, parce que je préfère les techniques d’animation traditionnelle. Les effets de matières, les ratures, le mouvement saccadé et le mélange des matériaux me plaisent d’avantage qu’une image de synthèse qui tente de reconstituer le réel.
Mais dans certains passages, l’image est traitée comme celle d’un film à pellicule ou de l’animation en papier découpé.
Chaque détail est soigné, du reflet de la lumière dans les yeux jusqu’aux fibres des tissus. L’image n’est pas lisse et j’ai vraiment été transportée dans l’univers de Mathias Malzieu. L’intemporalité et la fantaisie des personnages les rendent attachants.
Ce film est plein de références comme celle à Georges Méliès, célèbre réalisateur français, à Radiohead et à Tim Burton. Je ne les ai certainement pas toutes repérées !
Jack et la mécanique du cœur est un film enjoué qui fera voyager petits et grands dans un monde aux influences steampunk et burtonniennes.
Coline Delozanne