Le film retrace les aventures de Gustave H, l’homme aux clés d’or d’un célèbre hôtel européen de l’entre-deux-guerres et du garçon d’étage Zéro Moustafa, son allié le plus fidèle. La recherche d’un tableau volé, œuvre inestimable datant de la Renaissance, et un conflit autour d’un important héritage familial forment la trame de cette histoire au cœur de la vieille Europe en pleine mutation.
Le dernier film de Wes Anderson a connu, dès sa sortie, le 26 février dernier, le plébiscite de la presse (même Charlie Hebdo, c’est pour dire) et du public. Difficile de cerner les intentions de ce film qui se révèle finalement une comédie dramatique. En effet, tout au long du film, nous sommes immergés dans un monde à la fois fantastique, complétement fou, très drôle par certaines situations mais aussi ramené chaque instant à un contexte historique pensant, celui de l’entre-deux guerres. Et cette facette de l’humour, qui était l’une de mes principales motivations en allant le voir, m’a clairement déçu. Je ne dois, sans doute, pas être en phase avec la volonté de légèreté, voulue par le réalisateur. Le contexte me paraissait beaucoup trop lourd pour que le cheminement des deux personnages centraux prête à rire. Ainsi, en attendant, impatient de rire, je me suis certainement gâché tout le reste de ce chef-d’œuvre, tous les autres aspects, allant des décors hallucinants qui nous laissent à mi-chemin entre la prise de vue réelle et l’animation (sur les plans d’ensemble particulièrement).
La bande originale composée par l’incontournable et très talentueux compositeur français Alexandre Desplat, n’a rien à envier aux autres domaines cités précédemment, elle donne le rythme et l’émotion correspondante à chaque séquence.
Tout cela n’est que mon avis, qui ne vaut certainement pas le début du vôtre...
Nathan B.