Après avoir brillamment marqué les esprits grâce à la trilogie du Seigneur des Anneaux, Peter Jackson est revenu à la charge avec sa nouvelle trilogie : le Hobbit. La bataille des cinq armés (film sorti en décembre 2014) en est le dernier chapitre et vient clôturer les aventures du célèbre Bilbon Sacquet.
Alors que Thorin Écu-de-Chêne, Bilbon et la Compagnie des Nains viennent de chasser le dragon et de reprendre leur terre et leur trésor, Smaug, furieux, se dirige vers Esgaroth pour assouvir son désir de vengeance. Les pauvres habitants courent donc un grand danger. De plus, à des kilomètres de là, le mal s’éveille : des légions d’orques dirigées par Sauron marchent vers Erebor pour récupérer le trésor du Roi Nain. Celui-ci, obsédé par son trésor et cloîtré derrière les murs de son royaume, est prêt à perdre honneur et amitié pour le conserver. Bilbon ne saura faire entendre raison à Thorin mais les forces du mal menaçant de triompher, les Hommes, les Elfes et les Nains vont devoir faire un choix crucial : unir leurs forces ou périr.
Tout d’abord, je trouve excessif de réaliser trois films pour mettre en scène un roman aussi court que Bilbo le Hobbit mais soit, nous pouvons faire confiance à Peter Jackson pour rajouter des éléments logiques au roman. Je lui reproche juste de faire des scènes interminables pour allonger la durée de ses productions.
J’ai pris plaisir à regarder ce film. En effet, le réalisateur reproduit l’univers de Tolkien à la perfection et relève des défis incroyables en reproduisant à l’écran toutes ces scènes d’héroïc fantaisy. Bien évidemment, on reste bluffé devant tant d’effets spéciaux qui rendent impressionnantes les scènes de batailles et accélèrent le rythme. De ce fait, on ne voit pas les minutes passer.
Mais ici, nous sommes loin d’un Seigneur des Anneaux bien ficelé avec des batailles épiques. En effet, la multiplication des effets annihile l’émotion et l’ensemble perd en réalisme. Ce qui m’a le plus dérangé c’est que les scènes de batailles sont tournées en plein jour ce qui fait perdre beaucoup de magie à l’ensemble. Comme on peut le remarquer le mot « bataille » revient souvent: tout simplement parce qu’il n’y a rien d’autre ! On finit par se lasser, ballotés par tant de combats.
Même si ma critique est assez négative, j’ai bien aimé ce film : je reproche seulement au réalisateur de tomber dans la facilité après un chef d’œuvre comme le Seigneur des Anneaux. Pour ce qui est de la bande son, il n’y rien à redire Howard Shore continue d’exceller en créant de très bonnes musiques qui s’allient à merveille avec les films de Peter Jackson. Chez les acteurs, on note un grand manque de charisme. Effectivement, on ne s’identifie à aucun des nains et Martin Freeman perd en héroïsme en se rendant ridicule à de trop nombreuses reprises. En revanche, on s’attache au personnage de Thorin et on a envie de l’aider à oublier son trésor pour retourner sur le bon chemin. On aime également les personnages vicieux qui dirigent Esgaroth et qui apportent du comique à l’ensemble.
Je conseille ce film à tous les amateurs de Tolkien car on est ravi de retrouver ses histoires sur les écrans. En revanche, la comparaison avec le Seigneur des Anneaux est à éviter car on sera rapidement déçu.
Théo Roux
