Some Like It Hot (Certains l’aiment chaud) a été réalisé par Billy Wilder en 1959 à Hollywood aux USA avec Marilyn Monroe, Tonny Curtis (jouant également en 1960 dans Spartacus avec Douglas) et Jack Lemmon. Ce film a gagné de nombreuses récompenses telles que le Meilleur Oscar de 1960 pour les costumes ou les Golden Globes 1960 pour Jack Lemmon & Marilyn Monroe en tant que meilleurs acteurs dans une comédie.
Chicago, 1929. En pleine période de la prohibition. Deux musiciens de jazz au chômage, sont mêlés involontairement à un règlement de comptes entre gangsters. Afin d'échapper aux représailles, ils se font enrôler dans un orchestre composé uniquement de femmes, et doivent donc en conséquence se travestir. Prenant comme prénom Joséphine et Daphné, les deux compères partent en train pour la Floride en Californie. Ils font la connaissance d’Alouette, la chanteuse de la troupe Sweet Sue and her society syncopators qui veut épouser un milliardaire.
En Floride, de nombreux millionnaires les accueillent chaleureusement dans l'hôtel de luxe où elles vont se produire. Daphné éblouit l'un d'entre eux, Osgood, et se fait inviter à dîner sur son yacht le soir même. Ils en arrivent à devenir fiancés. Joséphine organise d'autres plans et, dans ce but, a subtilisé la valise du directeur, seul homme de la troupe. Ainsi Joséphine peut se transformer en jeune millionnaire pendant que toutes les musiciennes vont à la plage. Sugar (le surnom d’Alouette) y fait la connaissance de Junior, jeune héritier à millions, qui n'est autre que Joe.
Junior lui fixe un rendez-vous sur le bateau d’Osgood. Le lendemain, les meurtriers mafieux de Chicago débarquent à l'hôtel sous couvert d'une conférence des Amis de l'opéra italien. Comme il pense avant tout à sauver sa peau, Junior alias Joséphine fait tout pour rompre avec Sugar.
Joséphine retransformée en Joe, Sugar et Daphné ont le temps de rejoindre Osgood qui attend sa fiancée pour se rendre sur le yacht.
Joe avoue tout à Sugar et celle-ci lui pardonne : l'amour est plus fort que tout.
Le dernier dialogue entre Daphné et Osgood clôt de manière mémorable le film :
— DAPHNE : « We can't get married at all » (« Nous ne pouvons pas nous marier du tout »).
— OSGOOD : « Why not ? » (« Pourquoi ? »)
— DAPHNE : « Well, in the first place, I'm not a natural blonde ! » (« Et bien, pour commencer, je ne suis pas une vraie blonde ! »)
— OSGOOD : « Doesn't matter... » (« Pas d'importances... »)
— DAPHNE : « I smoke. I smoke all the time » (« Je fume. Je fume comme un sapeur »).
— OSGOOD : « I don't care. » (« Ça m'est égal »).
— DAPHNE : « I have a terrible past. For three years now, I've been living with a saxophone player » (« Mon passé n'est pas bon. Je vis depuis trois ans au moins avec un joueur de saxophone »).
— OSGOOD : « I forgive you » (« Je vous pardonne »).
— DAPHNE : « I can never have children » (« Hélas, je ne peux pas avoir d'enfants »).
— OSGOOD : « We can adopt some » (« Nous en adopterons »).
— DAPHNE (en ôtant sa perruque) : « You don't understand, Osgood, I'm a man! » (« Vous ne comprenez pas, Osgood, je suis un homme ! »)
— OSGOOD : « Well... nobody's perfect! » (« Eh bien... personne n'est parfait ! »)
Le titre est expliqué dans les dialogues :
Junior demande à Sugar : « Does that mean you play that very fast music… jazz ? » (« Ça signifie que vous jouez cette musique très rapide… du jazz ? »)
— SUGAR (dans une moue troublante) : « Yeah. Real hot! » (« Ouais. Et c'est très chaud ! »)
— JUNIOR : « I guess some like it hot… » (« J'imagine que certains l'aiment chaud… »)
Ce film a été classé dans la liste des films américains les plus drôles du XXe siècle et même aujourd’hui je peux vous dire que personnellement je ne m’en lasse pas ! Tout simplement parce que le scénario est culotté et que l’on peut observer de près la femme des années 30 qui diffère de nous, les femmes du XXIème siècle. De plus, il renvoie à l’Histoire à travers l’époque de la prohibition.
Ici, le réalisateur a décidé de mettre en scène deux hommes déguisés en femmes durant la majeure partie du métrage. Le film évoque alors indirectement la question de l’homosexualité et du travestissement.
Un des personnages pensait tomber sous le charme de Sugar Kane et se retrouve fiancé à un millionnaire, tandis que l’autre joue un double jeu afin de séduire l’héroïne.
La première scène annonce directement le rythme du film qui est alors effréné jusqu’à la fin à travers une course poursuite dans la ville de Chicago entre mafieux et policiers. Film qui mêle quiproquos, milliardaire niais, farce et comédie romantique à la limite du burlesque pour le tango endiablé. Bref, une histoire très effrontée.
Et n’oublions pas le plus important dans tout cela : l’interprétation de I Wanna Be Loved By You de Marilyn Monroe qui participe aux intermèdes musicaux entre scènes hilarantes et romantiques.
Nous avons tous une part féminine & masculine en chacun de nous !
Pooh pooh pi dooh !
Julianne Roseren
