Un film coloré, qui manque malheureusement de créativité. Sorti en Janvier 2017, ce long-métrage américain a été réalisé par Garth Jennings. Cette comédie d’animation familiale raconte l’histoire de Buster Moon, un koala qui dirige un grand théâtre anciennement connu, mais aujourd’hui proche de l’abandon. Prêt à tout pour le sauver, Buster décide d’organiser une compétition mondiale de chant où cinq candidats seront retenus pour ce défi: Une souris aussi séduisante que malhonnête, un jeune éléphant timide, une truie mère de famille débordée, une porc épic punk et un jeune gorille délinquant. A la clé : 100 000 $ ! Enfin… c’est ce qu’ils pensaient…
Connus pour leurs succès d’animation tels que Moi, Moche et méchant ou Minions, les studios Illumination Entertainment signent ici une comédie gentillette et bon enfant, pour ne pas dire naïve.
Ce concours de chanson, à la façon « The Voice », aurait pu s’avérer une bonne idée. Le problème est que le film ne fait que se contenter – à peu de choses près – de mettre en scène des animaux qui chantent. Il y a évidemment quelques péripéties mais, au final, on a affaire à des gags vus et revus qui manquent d’inventivité. L’animation est digne des plus grands studios tels que Pixar ou Disney et est très lumineuse et colorée. Elle reste néanmoins assez impersonnelle et sans réelles nouveautés… Et c’est ce manque de créativité qui touche aussi le scénario, bancal : entre quelques prestations amusantes, on s’ennuie devant ce film qui peine à joindre les deux extrémités. L’intrigue se résout trop vite à mon goût et l’univers de ce film n’est pas assez poussé (à la façon Zootopie où toute une ville était créée pour les animaux). Le film manque donc de cette petite touche de fantaisie que l’on avait pu apprécier dans Zootopie. On pourra en revanche saluer le travail du réalisateur sur les personnages : bien écrits et personnifiés à leur paroxysme, chaque animal correspond bien à celui qui l’interprète. Le choix du casting (vocal) est quant à lui réussi : Scarlett Johansson et Matthew McConaughey pour la version américaine, et Patrick Bruel dans la version française, pour ne citer que lui. Le long-métrage se dote également d’un attirail de plus de 60 chansons, allant de 1940 à nos jours.
Pour conclure, ce « feel good movie » enchaîne les tubes musicaux, alternant entre du Lady Gaga, Elton John, Frank Sinatra ou encore Kanye West. Mais à cause d’un manque d’originalité marqué de grosses longueurs, le film déçoit. Une suite est prévue pour 2020 avec, espérons, un peu plus d’innovation sous peine de tomber dans la répétition !
Armand Paris
