L’industrie du cinéma a toujours su nous faire rêver, voyager, vibrer au rythme de ses nombreux chefs-d’œuvre, et ce, depuis des décennies. Mais qui dit chef-d’œuvre dit inéluctablement nanars, et Jumanji : bienvenue dans la jungle est un spécimen à la nature contestable, n’en déplaise à la grande majorité ( ou du moins, les spectateurs qui ont fait l’effort de poster un avis).
Jumanji : bienvenue dans la jungle est donc un film américain de Jake Kasdan sorti en décembre 2017. L’histoire parle d’un groupe d’amis ( pardon, adolescents ) qui tombent par hasard sur un jeu vidéo magique qui va les aspirer. Dès lors, ils deviendront partie intégrante du jeu et devront affronter tous les niveaux et le boss final pour revenir à la réalité. Autre enjeu, ils doivent libérer un joueur coincé dans le jeu depuis plusieurs dizaines d’années.
Le film s’ouvre avec une présentation rapide des personnages : tradition oblige, nous avons droit au geek / intello peureux et associable ( Spencer, alias AlexWolff) , au sportif capitaine de son équipe oisif et profitant dudit intello Fridge (Ser’Darius Blain), à la pom-pom girl narcissique et imbue d’elle-même Bethany (Madison Iseman) et bien sûr à la rebelle un peu garcon manqué sur les bords Martha (Morgan Turner). Ces personnages vous disent quelque chose ? Attendez de voir la suite. Les lycéens vont donc se retrouver dans les sous-sols de leur établissement, et, trouvant –par hasard- une vieille cassette fonctionnelle d’un jeu vidéo ( Jumanji, donc) et se font aspirer ( par … magie.. ?) par celui-ci. Quelques effets spéciaux plus tard, nos quatre archétypes ont troqué leurs corps contre ceux des personnages du jeu. Arrive donc le casting sur lequel la production a fait toute la publicité du film, j’ai nommé : Dwane Jonhson ( Spencer ), Jack Black ( Bethany), Kevin Hart (Fridge), Karen Gillan (Martha ).
Un des rares points positifs du film survient à ce moment : en effet, les rôles des personnages et leur « place » dans la société ont été inversés ; le geek devient le meneur, la pom-pom girl au physique « irréprochable » un petit homme rondouillard (ce qui va par la suite devenir prétexte à des surenchères de blagues parfois, voire souvent inutiles ) , le grand sportif un porteur de sac tout juste bon à marcher quelques dizaines de mètres.
Mais les idées originales du scénario s’arrêtent là. La suite du film est une éternelle quête vers le niveau final, parsemée de blagues franchement lourdes et de quelques séquences émotions ( le héros meurt brutalement mais – MIRACLE !- ses amis se sacrifient et il ressuscite, ainsi ils peuvent repartir tous heureux et main dans la main ) et bien sûr d’un grand méchant très très méchant, égoïste et j’en passe. Sans grande surprise, ils finissent par rentrer chez eux sains et saufs, heureux comme jamais et surtout enrichis de cette expérience.
Au niveau de la réalisation, rien d’extraordinaire. Les images sont bien calibrées comme il faut, quelques caméras à l’épaule lors des scènes de poursuite mais ça s’arrête là.
La musique… Il y avait une musique ?
Pour conclure, Jumanji : bienvenue dans la jungle est un comme ce vieux spéculos qui squatte le fond d’un sac à mains depuis belle lurette : il n’a aucun goût, il est fade et faute de pouvoir s’en débarrasser on se demande ce qu’il fait là…
FA : W
-Faustine Vital H.
