Critique BlacKkKlandsman
Ayant fait belle impression au dernier festival de Cannes avec le grand prix du jury BlacKkKlandsman le dernier film de Spike Lee sort à présent en salle. Ce long métrage, inspiré de faits réels retrace les débuts d’un agent de police dans un commissariat de province. D’abord dans un post avec peu de responsabilité il va très vite être utilisé comme un atout pour infiltrer la communauté des extrémistes noirs. Ces manœuvres vont lui donner l’idée d’infiltrer le KKK en ce faisant passer pour une nouvelle personne étant intéressé pour intégrer le clan. Cette action du policier va provoquer un décalage humoristique très intéressant entre lui et les membres du KKK qu’il a régulièrement au téléphone. Ce décalage humoristique permet de traité le sujet du racisme au USA de manière plus légère et accessible.
De plus Spike Lee dans son film a fait un gros travail sur les couleurs et la musique donnant un aspect plus joyeux au film en terme visuel. Les couleurs y sont chaud et la musique y est funk groove ce qui renforce en plus la vraisemblance et le côté afro américain de l’époque.
Maintenant attaquons nous aux personnages. Pour commencer on remarque immédiatement une critique de la communauté des suprémacistes blancs tout au long du film par l’humour avec les scènes au téléphones mais aussi par les personnages en eux même. En effet parmi on compte un alcoolique très influençable, un fanatique des armes assoiffe de préjugé et de vengeance avec sa femme aussi folle et bête que lui et pour finir un dirigeant complètement décrédibilisé par le policier noir à plusieurs reprise notamment au téléphone. Cette échantillon d’individus permet a Spike Lee de pointer du doigt la plupart des personnes faisant partie de cette presque secte comme des personnes complètement incontrôlable et irréfléchie.
Pour finir un parallèle est fait à la fin du film permettant de nous rendre compte que le racisme est encore bien encré dans la société américaine et que ce n’est pas quelque chose d’anodin. Selon Spike Lee maîtrise complètement son sujet et à décidé de parler d’un sujet lui tonnant à cœur. J’ai apprécié ce film malgré qu’il fait froid dans le dos, il m’a permis de me rendre réellement compte de la situation aux USA.
Gaël Chambet
