Attention ! Avis à tous ceux qui aiment l’action, la baston et le combat ! Ce film est fait pour vous ! Mais vous en faites pas les autres. Si vous aimez la romance, l’amour, la passion, la tristesse, la surprise ou tout plein de truc que je n’ai pas mentionné, ce film est excellent pour vous aussi. Je vous présente Alita : Battle Angel, réalisé par Robert Rodriguez et écrit par James Cameron, avec Rosa Salazar comme actrice principale (elle joue Brenda dans le Labyrinthe).
Remettons l’histoire dans son contexte. On est en 2500 et quelques et il y a une guerre qui a en grande parti détruit le monde il y a de cela 300 ans (notons que ça pourrait parfaitement arriver dans le monde réel). C’est alors, au tout début du film, qu’Ido, une sorte de médecin pour les robots, trouve le haut d’un corps à la décharge non loin de la ville où il vie. Il va donc prendre la décision de reconstruire ce corps. Une fois son boulot fini, il redonne donc vie à une cyborg amnésique qu’il nommera Alita (c’est elle l’héroïne du film). Elle va donc en quelques sortes reprendre sa vie à 0, sans savoir qui elle est.
L’histoire est divisée en deux parties. D’abord Alita cherche qui elle est ou qui elle a été. Puis, une fois qu’elle l’a découvert (je spoil pas c’était sur qu’elle le saurait à un moment) vient la deuxième partie qui est en gros la résolution de TOUT les blockbusters hollywoodiens : comment elle bat le méchant.
Le scénario en lui-même n’est pas si différent des autres films d’actions Américains. Concrètement c’est une gentille qui doit battre un méchant, on sait déjà comment sa va finir. Mais au fur et à mesure du film on en vient à se demander : « à quel prix ? ». Et en effet c’est ce prix qu’Alita devra payer pour parvenir à ses fins qui nous surprends à plusieurs reprises. Et c’est justement là que Jamel Cameron, scénariste, est fort. Personnellement en voyant la puissance de cette fille cyborg, je ne m’inquiétais pas du tout pour ce qui pouvait lui arriver. Et j’ai très vite compris que c’est n’est pas parce que le Hero est puissant qu’il est invincible.
Je ne connais pas du tout le manga dont le film s’est inspiré mais de ce que j’ai entendu des retours de certaines critiques plutôt professionnelles qui connaissent bien l’œuvre d’origine (Durendal) c’est une bonne adaptation. Voir excellente pour certains. Ce qui est bon à savoir c’est qu’on peut apprécier le film aussi bien après avoir lu le manga que sans en connaître le nom.
Pour ce qui est des effets spéciaux ils sont remarquables. Je ne peux pas vraiment dir autre choses tellement le travail est propre et soigné. L’ambiance légèrement sombre de l’image globale rend bien compte de la dystopie qui se déroule sous nos yeux. Le dynamisme totale nous permets d’avoir de grands moments de combats où on n’arrive plus à respirer, puis un relâchement qui nous laisse le temps de nous remettre de nos émotions.
Les personnages ne sont pas aussi attachants que dans certains films (Sale temps à l’hôtel el royal) mais ils ne sont pas repoussants ou méprisables non plus (Ready Player One). Selon moi il manque un certain travail au niveaux des personnages car lorsqu’il y en a un qui meurt, tout ce qu’on peut dire c’est : « Ah bah mince. Tant pis. ». Mais ce travail aurait été impossible à réaliser compte tenu de la longueur du film.
En fin de compte, ce film est assez similaire aux sciences fictions dystopiques déjà créé tel que Hunger Games par exemple. La différence selon moi, c’est le rythme. En effet, dans ce film, on ne s’ennuie jamais, il y a toujours quelque chose qui se passe même lorsqu’il n’y a pas d’action. Le futur décrit est totalement possible et cela amène le spectateur à réfléchir sur son avenir (même si le sujet qui ferait vraiment réfléchir serait plus le réchauffement climatique par exemple). Il ne se contente pas de dire que c’est le chaos parce que c’est comme ça et puis c’est tout, n’est-ce pas Spielberg ?! Non, au contraire, il y a un véritable sujet et un enjeux du côté d’Alita. Dans le film, la société est séparée en trois parties. Zalem, c’est les riches en gros, Iron city, là on les riches balancent leurs ordures sur les pauvres et là où vie Alita, et enfin une sorte de décharge de tout le monde en dessous d’Iron City. Et bien, l’enjeu pour la totalité des habitants d’Iron City est de parvenir à Zalem parce que concrètement c’est bien plus classe. Par conséquent, tout le long du film, on attend de voir si elle y va ou pas. On aura la réponse sur la dernière image de la séance, une image d’une esthétique parfaite et d’une mise en scène hors norme.
Je conseille ce film à absolument tout le monde. C’est là une vrai leçon d’esthétique et d’effets spéciaux. Certes, tout les points ne sont pas parfaits mais ils sont largement suffisant pour passer un bon moment. Un plein de punch line et de fight, avec ses émotions et son côté fantastique. Allez-y
Yordan Goepp
