Bonjour chers lecteurs, certains d’entre vous qui me lisent depuis l’année dernière auront peut-être remarqué un motif récurant apparaitre dans mes critiques : deux films d’animations et un en prise de vue réelle, et le film du troisième trimestre est massivement médiatisé. Car aujourd’hui je vous présente Pokémon : Détective Pikachu, un long-métrage américano-japonais réalisé par Rob Letterman, comme j’ai présenté Coco l’année dernière. Donc, Pokémon : Détective Pikachu est l’adaptation du jeu-vidéo Détective Pikachu développé par Creatures, édité par The Pokémon Company et dérivé de l’univers Pokémon créé par Satoshi Tajiri. C’est le septième long-métrage que Rob Letterman réalise, sa filmographie est malheureusement connue pour être plutôt moyenne avec des films comme Gang de requins et Chair de poule, le film. Il est également scénariste aux côtés de Dan Hernandez, Benji Samit et Derek Connolly. Pour les acteurs, Ryan Reynolds donne vie au fameux détective Pikachu avec la capture de mouvement, Justice Smith incarne Tim Goodman et Kathryn Newton incarne Lucy Stevens. Au niveau des doublages français, Pierre Tessier interprète détective Pikachu, Julien Crampon traduit Tim Goodman et Rebecca Benhamour traduit Lucy Stevens.
Pokémon : Détective Pikachu est une adaptation fidèle et sympathique réalisant l’un des rêves des fans de la licence aux visuels beaux et impressionnants mais au scénario convenu utilisant des facilités scénaristiques et un certains nombres de clichés récurrents du cinéma.
Quel genre de scénario convenu est-ce donc, demandez-vous ? Et bien, un détective privé, Harry Goodman, disparait mystérieusement et son fils Tim décide donc de découvrir ce qu’il s’est passé. Il va croiser la route du détective Pikachu, ancien partenaire d’Harry, bien décidé à l’aider dans sa quête. Dans leur enquête au sein de la ville de Ryme où humains et Pokémon s’entraident, ils découvriront un complot qui dépasse leur entendement… Alors ? Assez classique, hein ?
Mais j’ai bien dit qu’il a des qualités, malgré cette introduction peu flatteuse, non ? Certes, mais je vais encore continuer un peu sur les défauts majeurs, vous permettez ? Donc, vous conviendrez que le scénario semble basique, et je peux vous confirmer qu’il l’est tout le long du film, jusqu’aux retournements de situations particulièrement prévisibles, à part peut-être celui sur « l’identité » du détective Pikachu qui m’a un peu surprise. On peut coupler à ça les quelques facilités scénaristiques, qui donnent la sensation que les indices viennent un peu de nulle part. Ensuite, pour les clichés récurrents du cinéma on peut citer le « syndrome du héros » avec les deux parents de Tim qui sont soit mort soit disparu, la première fille rencontrer qui devient automatiquement la « love interest » du héros ou encore les motivations du méchant qui sont… plutôt basiques. Pour ce dernier je peux aussi citer avec le fait qu’une grande partie des personnages manque particulièrement de relief, cela peut un peu rappeler les jeux de la licence Pokémon car on y retrouve souvent ces même défauts, mais ce n’est pas une raison pour les reproduire. Pour continuer sur les personnages, Tim correspond un peu au cliché du héros « looser » mais reste attachant malgré tout. Pour ce qui est du détective Pikachu, on peut dire qu’il porte quasiment le film à lui tout seul, il est sous les feux des projecteurs et les autres personnages sont un peu éclipser par sa présence, ce qui n’est pas vraiment une grosse perte en soit car c’est celui qui possède le plus de personnalité. Il représente une grosse partie de l’humour du film, on ne rit pas aux éclats mais au moins on sourit à la plupart d’entre-elles. Au niveau des thèmes abordés, on peut citer l’évolution, que ce soit celle des Pokémon ou celle des personnages au cours du film, ou la quête de vérité, étant donné qu’il s’agit d’une enquête, on peut donc dire que c’est une histoire initiatique assez classique mais pas mauvaise. Pour quelque chose de plus positif, on peut citer le choix de montrer une autre facette du monde de Pokémon, plus centré sur la vie entre humains et Pokémon plutôt que les combats, même si il y en a quelques-uns dans le film, ce qui donne une nouvelle vision de cette univers, malgré le fait qu’elle soit plutôt traité en surface.
C’est bien beau mais où sont les qualités majeures du coup ? Elles sont surtout dans les visuels, notamment dans la réalisation des Pokémons. En effets, cela fait depuis bien longtemps que les fans souhaite voir un film en prise de vue réel où ces créatures ont un aspect réaliste. Ce souhait est désormais réaliser en montrant en plus les incroyables avancées technologiques qui le permettent. Les Pokémons sont adorables et effrayants quand il le faut en plus d’être incroyablement bien intégrer dans l’univers visuel. Cela étant dit, la majeur parti d’entre eux viennent des premières générations de jeux, de plus certaines régions des jeux sont cité ainsi que l’histoire de certains Pokémons qui sont bien respecté par le film, il est donc nécessaire au spectateur de posséder au moins une petite connaissance de la licence. Les décors sont plutôt beaux, notamment grâce à la lumière comme les rayons du Soleil ou les néons, et les gratte-ciels de la ville de Ryme sont assez impressionnants. Les quelques combats sont agréables à voir mais certaines scènes d’action sont parfois un peu confuse car on ne sait pas trop par quoi quelqu’un a été blessé. Au niveau des jeux d’acteurs, ils ne sont pas exceptionnels car j’avoue avoir eu un peu peur les dix premières minutes mais ils sont acceptables. Pour les musiques, elles sont bien intégrer et on peut parfois entendre des remixes des musiques de la licence, c’est toujours satisfaisant de les reconnaitre. Pour finir, mention spécial au générique de fin dans lequel les personnages sont représentés avec des dessins qui semblent tout droit sorti des jeux ou du dessin animé Pokémon.
Cette conclusion risque d’être un peu longue car je vais parler de quelques expériences personnelles. Tout d’abord, Pokémon : Détective Pikachu est un film au scénario convenu mais qui étend et respecte l’œuvre d’origine, ce qui est plutôt rare pour une adaptation de jeu-vidéo ce qui le rend d’autant plus appréciable. Je le comparerais à un Pikachu qui vous fait les yeux doux après avoir saccagé votre salon en éparpillant des indices comme un détective obsédé par son affaire, il fait des bêtises mais vous ne pouvez pas lui en vouloir. Par ailleurs, j’ai retrouvé ses mêmes défauts dans un long-métrage du même réalisateur : Chair de poule, le film que j’ai bien moins apprécié que celui que je traite aujourd’hui. Je pense que cette différence d’appréciation viens du fait que j’aime la licence Pokémon et que je n’ai pas lu un seul livre de la série Chair de poule. Cette différence me permet donc de conseillé Pokémon : Détective Pikachu à tous ceux qui aime la licence d’origine. Je rajouterais que bien que le film ne soit pas marquant en soit, il a permis de populariser le personnage du détective Pikachu, et je vois désormais tous les jours sur Internet des fan-arts de lui fais par des gens heureux d’avoir découvert son existence, pour moi un phénomène pareil n’a pas de prix et prouve que ce film ne finira pas tout de suite aux oubliettes. Mais pour tous ceux qui ont fini leur séance, voici ma question : vous aussi vous voulez un canard avec des migraines explosives ?
DEMARS Cyrielle, 1èreS4
