Je trouvais l'idée de départ de ce film intéressante mais cette histoire tourne malheureusement au cliché.
Cette histoire c'est celle de Selma, 35 ans, (jouée par Golshifteh Farahani) qui après avoir été psychanalyste à Paris décide d'ouvrir son cabinet en Tunisie, dans une banlieue populaire de Tunis. L'ouverture de ce cabinet est cependant mouvementée car la psychanalyse est une pratique nouvelle pour les Tunisiens qui ne comprennent pas toujours bien l'intéret et le déroulé d'une séance. Alors que Selma commence seulement à trouver quelques repères elle va découvrir qu'il lui manque une autorisation pour exercer..
L'ambiance de ce film est agréable, ensoleillée et dégagée. L'univers dans lequel les personnages évoluent est très simple, les lieux sont des lieux quotidiens, la maison, la rue et les institutions par exemple.
Ce film manque d'une intrigue plus présente "que Selma va-t-elle réussir à continuer à exercer ?". En effet en sortant du cinéma je me suis questionnée : quelle était vraiment l'histoire ? J'ai eu une impression de saynètes enchaînées avec pour fil rouge : des personnages aux traits et aux personnalités volontairement grossis et exagérés pour le bonheur d'une seule personne dans la salle. En effet ces personnages n'ont pas une personnalité assez approfondie. Dans ces personnages on trouve Raouf (incarné par Hichem Yacoubi) le traditionnel gay, avec ses chemises colorées et son hyper émotivité mais aussi Baya, la propriétaire d'un salon de coiffure (jouée par Feriel Chamari) toujours trop apretée, de manière ridicule, tout comme sa démarche. Tout les personnages sont réduits à une caricature et rabaisse une catégorie sociale de personne. Les femmes notamment sont réduites à des personnes qui veulent uniquement se marier et vivre à travers leurs maris. L'intention de la réalisatrice était surement de dénoncer cela mais, sans beaucoup de connaissances sur la Tunisie, je devine que dans ce pays post-révolutionnaire de nombreuses femmes s'épanouissent à travers leurs études ou encore leurs loisirs, de manière indépendante.
Les femmes notamment sont réduites à des personnes qui veulent uniquement se marier et vivre à travers leurs maris. L'intention de la réalisatrice était surement de dénoncer cela mais, sans beaucoup de connaissances sur la Tunisie, je devine que dans ce pays post-révolutionnaire de nombreuses femmes s'épanouisseent à travers leurs études ou encore leurs loisirs, de manière indépendante.
La musique n'est pas beaucoup plus subtil. Par exemple lors la scène de rencontre de Selma avec Naim, un chef de police (joué par Majd Mastoura) la musique du coup de foudre employée est assez lourde. J'ai au départ cru que c'était une musique employée pour créer un effet comique mais au vu du déroulé de la scène je ne crois pas que c'était le cas.
L'actrice principale, Golshifteh Farahani joue très bien, son jeu de personne nonchalante, calme et réservée est très réussi et s'oppose très bien avec toutes les scènes hautes en couleurs qui vont s'offrir à ses yeux.
Zoé ALLOT--CAUCHARD 1G2
UN DIVAN À TUNIS
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