La forêt de mon père est un film de Véro Cratzborn. Cette réalisatrice belge découvre le cinéma à 25 ans auprès du producteur Bruno Résery. Son enfance dans une cité au milieu des champs aura un impact sur l'ambiance du film. En effet, les personnages semblent isolés de la ville et entourés par la nature. Gina se trouve par exemple bloquée pour aller à l'hôpital et l'aide de Nico pour l'emmener est la seule solution.
Ce film raconte l'histoire de Gina, 15 ans et de son père, Jimmy qu'elle admire et dont elle pardonne tous ses débordements. Mais, un jour, la santé mentale du père se dégrade et il sombre dans la folie. Gina fera tout pour le sauver.
Ce long métrage retranscrit une relation père fille émouvante. Les deux personnages sont très proches, les rôles de parents et d'enfants entre eux deux changent beaucoup durant le film, d'autant que Gina doit aussi s'occuper des son frère et de sa sœur. Le scénario est entraînant et ne laisse rien voir venir, il est imprévisible à l'image du père. Ce qui est intéressant également ,ce sont les nombreuses images, annonçant subtilement la suite de l'histoire. Par exemple quand Gina libère le pigeon malade que Nico soignait en ouvrant la porte de sa cage, elle explique qu'elle s'apprête à sortir son père de l'hôpital. Enfin, le film se clôture merveilleusement, en nous montrant que, finalement, après tous ses efforts pour son père, Gina a droit à son propre bonheur.
En bref, un film prenant, émouvant et proposant beaucoup de réflexions sur la société, sur la schizophrénie, cette fois du point de vue de la fille et de l'entourage du malade. A voir au plus vite !
Paul.B
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