La forêt de mon père, accepter de se perdre
Et si nous nous perdions dans cette forêt, pourrions-nous retrouver notre chemin tel le petit Poucet ?
Réalisé par Véro Cratzborn, La Forêt de mon père sortie en salle le 8 juillet 2020 est un long-métrage dramatique. Découvert dans le cadre du festival des 5 continents à Ferney-Voltaire le 30 septembre 2020, il a été selon moi le meilleur film vu lors de ce festival.
Gina, 15 ans, grandit dans une famille aimante dans un immeuble en lisière de forêt. Elle, ainsi que sa petite sœur et son petit frère, sont bercés depuis leur enfance dans la forêt par leur père Jimmy. Il est le modèle de Gina. Elle l'admire au point de lui passer toutes ses folies qui finiront par l’emporter. Son père Jimmy sombre dans un épisode psychotique emportant avec lui l’équilibre familial. Gina essaie de le sauver, de le ramener à son équilibre se refusant à le laisser même si il devient de plus en plus dangereux.
Un film magnifique aux prises de vue réelles en pleine nature qui nous offrent une véritable immersion en forêt. Un casting qui se veut représentatif du cadre familial avec une véritable adolescente dans le rôle de Gina joué par Léonie Souchaud. Pour les parents on retrouve Ludivine Sagnier dans le rôle de la mère et Alban Lenoir dans le rôle du père, un duo qui marche si bien que l’on ressent cette alchimie à travers l’écran.
A travers ce film, la réalisatrice Vero Cratzborn nous offre une vision de son enfance. Elle a tout comme le personnage de Gina évolué avec un parent sujet à ces troubles et s'est inspirée de son expérience pour créer ce projet. Ce film poignant nous offre une image véritable de la maladie et cela hors des stéréotypes. C’est ce que j’ai apprécié dans ce film : le chemin de la maladie, comment elle en affecte quelqu’un et les personnes autour de cette personne.
Zoé Granero 1g2