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Dune : Deuxième Partie - Bande-annonce officielle 2 (VOST) - Timothée Chalamet, Zendaya
La saga continue ! Cinéaste primé, Denis Villeneuve s'attelle à DUNE : DEUXIÈME PARTIE, nouveau chapitre du chef-d'œuvre de Frank Herbert interprété par un casting international. Produit par...
Dune, deuxième partie est un film réalisé par Denis VILLENEUVE (Prisoners (2013), Sicario (2015), Premier contact (2016), Blade Runner 2049 (2017). Il s'agit de l'adaptation du roman Dune de Frank Herbert paru en 1965 et de la suite de Dune, première partie du même réalisateur, sorti en 2021. « Dune » est le deuxième nom de la dangereuse planète Arrakis parce qu’elle est couverte de sable et de gigantesque verres des sables et les conditions de vie sont extrêmement difficiles. Mais elle est aussi très profitable puisque qu’elle a la source la plus précieuse appelée « l’Épice », une drogue qui prolonge la vie, l’immunise contres les poisons, apporte des facultés mentales incroyables et rend également possible le commerce spatiale. Dans ce second volet, Paul Atréides (Timothée CHALAMET) se rallie à Chani (Zendaya) et aux Fremen pour préparer sa revanche contre celui qui est responsable de la destruction de sa famille : le baron Vladimir Harkonen (Stellan SKARSGÅRD). Alors qu'il doit faire un choix entre l'amour de sa vie et le destin de la galaxie, il devra néanmoins tout faire pour empêcher un terrible futur que lui seul peut prédire. On est face à une œuvre apocalyptique de science fiction complexe mais extrêmement intéressante, aux effets spéciaux tout simplement divins, à un casting absolument incroyable suivi d’un talent prestigieux mais dont il faut apprécier les longueurs qui reflètent la vie réelle qu’est la survie.
C’est un film très pesant, puissant, et au message fort et important qui soulève de grandes questions sur l’accès et les limites du pouvoir, et sur la peur et la facilité à manipuler une personne effrayée. Sincèrement, je n’avait pas apprécié le premier, et je n’ai toujours pas aimé malgré la suite. Pourtant, je pense honnêtement qu’il est important de prendre du temps pour être en compagnie de ce film parce qu’on aura envie de vaincre sa peur et de vivre plutôt que survivre. Et même si je n’ai pas accrochée à ce long métrage, je ne peux le critiquer (je n’ai pas lu les œuvres littéraires donc je n’aurais pas d’avis sur le fait si c’est une bonne adaptation ou pas. Si vous le permettez, je ne ferais aucune comparaison avec les livres parce qu’à bien des égards, passer d’un livre aussi riche et complexe à un film en moins de trois heures, n’est pas une tâche aisée). Critiquer est facile puisque nous jouissons à dire du mal de ceux qui nous soumettent leur travail avec impatience d’exposer leur chef d’œuvre au grand jour. Et ce film est d’une qualité remarquable, et même si je n’ai pas aimé, je ne déprécierais pas ce travail. Alors je vais en dire du bien parce que il le mérite. Et je suis sûre qu’à la fin ce cette critique, je l’apprécierais d’avantage et j’espère inciter d’autre à vivre au moins une fois cette expérience unique et magistral du septième art comme il n’en existe que très peu.
Je me souviens d’une atmosphère stressante en générale puisque chacun, dans la peur et la frustration, doit survire aux nombreux dangers et menaces. L’ambiance était telle qu’on pouvait ressentir une tension permanente dans toutes les scènes. On était sans cesse entrain de ce demander si quelque chose de terrible allait ce produire. On en oubliait presque de respirer pendant quelques minutes.
Quand les décors d’intérieur étaient bas de plafond, notamment dans les grottes chez les Fremens ou dans le Sud, l’atmosphère était pesante, on se sentait reclus et donc menacé en permanence. D’un autre cote, quand les décors intérieurs étaient hauts au point qu’on ne voyait presque jamais le plafond sur les plans qui étaient pourtant des plans générales, une angoisse régnait. On se sentait petit et insignifiant, comme ce qu’inspire le baron Harkonen qui est d’une cruauté qu’on ne peut envisager. Le pire restant son deuxième neveu, Feyd-Rautha (Austin Butler) présenté dans ce deuxième volet comme un grand sadique à la folie meurtrière. D’un côté on a l’impression qu’on pourrait mourrir de chaud ou dévorer par un ver et de l’autre on a l’impression de mourrir de froid ou qu’on peut être poignarder à n’importe quel moment. Dans les deux cas, les décors on parfaitement réussit à nous faire sentir bien à aucun endroit sur cette planète.
La qualité de la musique (composée par Hans ZIMMER) et les sons réalistes jouaient un rôle très important ainsi que la pertinence du silence. La musique qui accompagnait les moments de guerre ou qui nous l’annonçait, était violent au point de faire trembler notre cage thoracique. Elle était puissante, agressive à chaque percussion, et imitait les pas régulier d’une armée en déplacement totalement synchroniser au point de voir des robots ou de zombies plus que des êtres humains. On dit souvent d’ailleurs que la guerre, c’est de la musique. Elle pouvait presque changer le rythme de battement notre coeur. Pour accompagner les plans larges, sur les splendides paysages de dunes de sable à perte de vue ou sur les vaisseaux et autres machines gigantesques, il y avait une musique très amplifiée qui nous donnait la drôle de sensation d’être écrasé face à cette immensité. Elle était imposante au point qu’on pouvait presque s’incliner. C’est comme c’était les sons de la nature et que les machines produisaient. Même le vent avait l’air de jouer un son. D’ailleurs, on trouve du grand génie dans cette bande son merveilleuse : certaines musiques ont été faite par des bruits retravaillés que produisent les grains de sables soumis aux rafales de vent.
En parlant des sons, les marteleurs (engins qu’utilisent les Fremens pour attirer les vers des sables) produisent un battement puissant et simple mais très reconnaissable qui imitent les pas qu’aurait pu produire un vers des sables. C’est un son reconnaissable qui reproduit également les battements coeur. Il n’annonce rien de bon pour les ennemis Fremens. Les sons que produisent leurs armes destructrices sont très réalistes. Ils sont aigues, strident et nous surprennent toujours. À l’image des marteleurs, elles émettent des sons très reconnaissables qui annoncent la mort et la destruction. Cela leur donne une note terrifiante. Les poids lourds comme les machines utilisées pour ramasser les épices dans le sable, sont accompagner d’un son lourd et puissant. On sent toute la complexité d’un système mécanique important qui se déplace.
Dans ce film, les plans contrastent en permanence les choses. Les plans larges sur les magnifiques paysages des dunes ou sur la terrifiante capitale d’Arrakeen, en opposé au gros plans sur les visages de haine emplis d’espoir des Fremens ou sur les horribles têtes effrayantes de la famille Harkonen. Encore une fois, aucun des deux endroits ne donne envie d’y vivre. Pourtant, entre tout ça, il y a les plans larges sur la galaxie où on voit le soleil se lever sur Arrakis en opposé au très gros plan sur l’Épice qui se trouve au milieu des dizaines de milliards de grains de sable. Ces images sont absolument divines et d’un réalisme jamais vu. Ce sont les seuls plans du film qui n’amène aucune forme de peur. On les contemple avec émerveillement en ne voulant jamais quitté ces endroits calmes sans aucune forme de vie de cette taille. Les scènes de tensions et de guerres aux sons forts et violents sont opposés aux scènes chez l’empereur Shaddam IV Corrino (Christopher WALKER) et sa fille Irulan (Florence PUGH) appelé le « paradis vert ». C’est un endroit de paix, remplis de végétation et d’eau, où le seul bruit présent est la pluie ou la brise. D’ailleurs, ces scènes sont les seuls où on ce dit que rien ne se passera. Cette endroit inspire la tranquillité et qui semble hors du temps et de l’agressivité.
Les couleurs ont à un rôle important dans chaque scène et sont propre à chaque endroit. Chez les Fremens, la lumière est omniprésente au point que la nuit n’est jamais complètement sombre. Elle tape sur les dunes oranges qui affaiblissent les yeux. On dirait que le repos n’existe pas ici. L’horizon où se touche le sable et le ciel forme comme une prison dorée ou la couleur bleu n’a jamais été la. Cela évoque l'importance de l'eau sur une planète désertique ce qui peut faire allusion au réchauffement climatique. La seule couleur bleu est présente dans les yeux des Fremens : ils ont les yeux complètements bleus. La dernière source d’eau est en eux. En opposé à ces couleurs très chaudes, et à cette tâche de bleu saturé, on a une palette très froide à Arrakeen, capitale d’Arrakis. Les couleurs se résume à une omniprésence de gris, blanc et noir. Tous les habitants se ressemble et suivent un baron, une autorité suprême à qui ils leur doivent obéissance et dévouement. Cette cité sans aucune couleur à de quoi rendre fou à l’image d’une torture psychologique utilisé dans certaine prisons partout dans le monde : la torture blanche. Cela consiste à être enfermer dans une pièce entièrement blanche avec une lumière artificielle permanente. De quoi fait perdre la notion du temps et de l’esprit au point de ne plus savoir qui on est.
Malgré quelques moments longueurs qui m'ont moins emballé, Dune, deuxième partie reste un film de qualité, méritant un large public au regard bienveillant. Sa richesse cinématographique vaut la peine d'être appréciée et le mérite amplement. Je vous invite à découvrir ce chef d’œuvre au cinéma.
Clementine LELIZOUR
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