Oyé oyé peuple cinéphile ! Vous cherchez des films à regarder, par plaisir ou pour tromper votre ennui en ces temps troublés, mais vous ne savez pas auxquels vous fier pour passer un bon moment ? Vous avez frappé à la bonne porte, ici, je vous parle du film "Les malheurs de Sophie", sorti en 2016 et réalisé par Christophe Honoré.
Tiré des romans "Les malheurs de Sophie" et "Les petites filles modèles" de la Comtesse De Ségur, ce film raconte l'histoire de Sophie (Caroline Grant), une petite fille de la bourgeoisie française des années 1800, qui commet de nombreuses bêtises, perd ses parents lors d'un voyage et doit vivre avec sa belle mère (Muriel Robin) qui lui rend la vie dure.
Ce qui frappe tout d'abord dans ce film, c'est son rythme lent qui peine à maintenir l'attention du téléspectateur. Dans la première moitié du film, ce n'est que répétition du même scénario: Sophie fait une bêtise, elle se fait prendre puis regrette avant de recommencer. On suit continuellement la même histoire, avec juste une modification de la bêtise, qui se répète en boucle. Les seuls changement qui apportent des éléments nouveaux sont les réactions et les angoisses de sa mère (Golshifteh Farahani). On décroche assez rapidement du film à cause de son intrigue lente à mettre en place, avec un élément déclencheur qui ne rompt la monotonie de l'histoire que vers le milieu de ce long métrage de 1h 46min.
Cependant on note un bon casting jeune, avec Caroline Grant dans le rôle de Sophie mais aussi Tristan Farge qui joue son cousin, Céleste Carrale et Justine Maurin en tant que Camille et Madeleine de Fleurville, ses amies. Les acteurs enfants ont joué avec un naturel difficile à obtenir d'acteurs de leur âge (5 ans au début du tournage) et on ressent à l'écran qu'ils ont pris plaisir à jouer. Le casting adulte n'est pas en reste avec Anaïs Demoustier dans le rôle de madame de Fleurville, Golshifteh Farahani dans celui de la mère de Sophie et Muriel Robin, qui incarne a merveille la belle mère acariâtre et détestable qu'est Mme Fichini.
La musique, d'Alex Beaupain et de David Sztanke, pose l'ambiance mais est parfois un peu trop enfantine a mon goût et manque un peu de profondeur.
La qualité visuelle est, elle, cependant bien au rendez vous. On retrouve de beaux plans de qualité qui réussissent, avec les jeux de lumières, à transcrire l'état du personnage et les émotions qu'il ressent et qui posent le décor dans lequel se déroule l'histoire.
Ce film présente donc un bon casting et de belles images mais il faut s'accrocher pour le suivre et mériterais un rythme plus rapide et un scénario un peu plus développé pour le rendre plus abordable et moins redondant.
Eloïse Delplanque
Terminale 2